Bancarisation dans l’UEMOA : le Bénin en tête

D’après les statistiques publiées le 17 juin par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le pays affiche désormais le taux de bancarisation strict le plus élevé de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, avec 38,2 % de la population détentrice d’un compte bancaire.

Avec le taux de bancarisation strict le plus élevé de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Bénin devance la Côte d’Ivoire, créditée de 33,6 %, ainsi que le Togo, qui enregistre un taux de 30,9 %. Cette performance traduit une progression soutenue de l’accès aux services financiers formels dans le pays.

À l’échelle communautaire, la tendance apparaît toutefois plus nuancée. Selon les données relayées par Sika Finance, le taux de bancarisation strict de l’UEMOA s’est établi à 25,2 % en 2024, contre 25,6 % un an plus tôt. Cette légère baisse de 0,4 point s’explique principalement par l’application des nouvelles dispositions relatives aux comptes dormants, qui ont conduit plusieurs établissements à clôturer un nombre important de comptes inactifs.

Ce recul ponctuel ne remet cependant pas en cause la dynamique observée ces dernières années. Entre 2020 et 2024, le taux de bancarisation de l’Union a progressé de 6,3 points, passant de 18,9 % à 25,2 %, signe d’une adoption croissante des services bancaires par les populations.

Dans ce contexte, plusieurs pays ont enregistré des avancées notables. La Côte d’Ivoire se distingue avec la plus forte progression annuelle (+2,4 points), devant le Bénin (+1,6 point). Le Sénégal suit avec une hausse de 0,8 point, tandis que le Burkina Faso et le Togo gagnent chacun 0,7 point.

Cette évolution s’appuie notamment sur le renforcement du réseau financier régional. À la fin de l’année 2024, l’UEMOA comptait 136 établissements bancaires et 9 991 points de services financiers, dont 4 485 guichets et distributeurs automatiques.

Par ailleurs, ces statistiques montrent que tous les pays de l’Union n’affichent pas la même dynamique. Le Mali enregistre la plus forte baisse, avec un recul de 9,6 points. La Guinée-Bissau suit avec une contraction de 1,4 point, conséquence notamment des opérations de fermeture de comptes inactifs.

Derrière ces chiffres, c’est surtout la place croissante du secteur bancaire dans le quotidien des Béninois qui se dessine.

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