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Ouverture du dialogue politique : Le discours de Patrice Talon

Le Président Patrice Talon a ouvert les travaux du dialogue politique convoqué pour se tenir du 10 au 12 octobre en présence des partis politiques en règle vis-à-vis de la charte des partis politique en vigueur au Bénin. Voici son discours à l’ouverture des travaux:

Restructuration de la Sonacop : Le gouvernement lance un plan de sauvetage

 

Le conseil des ministres du mercredi 9 octobre vient de décider de restaurer la Société nationale de Commercialisation des Produits pétroliers (SONACOP). Cela à travers la nomination d’un et la mise en place d’un Comité de Coordination et de Suivi de sa restructuration.

« Ici, l’extrême droite est super forte », un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Stephan B., 27 ans, a tué deux personnes avant d’être arrêté par la police, en se filmant dans une vidéo où il affirme que « l’Holocauste n’a jamais existé » et que « les juifs sont à l’origine de tous les problèmes ».

Par Publié aujourd’hui à 06h58, mis à jour à 07h16

Temps de Lecture 4 min.

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Hommage aux victimes de la fusillade, à Halle (Allemagne), le 9 octobre.
Hommage aux victimes de la fusillade, à Halle (Allemagne), le 9 octobre. SWEN PFORTNER / AFP

Il était sur le point d’aller se coucher, mais il a eu « mauvaise conscience ». Alors il s’est rhabillé, a enfilé un anorak et pédalé jusqu’à la place du marché. Vingt minutes de vélo à travers les rues glaciales et désertes de Halle (Saxe-Anhalt), juste pour déposer une bougie en mémoire des deux morts et des deux blessés de la fusillade qui, mercredi 9 octobre, a plongé dans l’horreur cette ville de 235 000 habitants située au centre de l’Allemagne, d’ordinaire si tranquille. « Si je n’étais pas venu, je crois qu’en me levant, demain, j’aurais vraiment eu honte, confie Sven, 43 ans, employé de banque. Imaginez un peu : ne pas bouger de chez soi après un attentat contre une synagogue, le jour de Yom Kippour, qui plus est en Allemagne quatre-vingts ans après la seconde guerre mondiale ? »

Lire aussi Allemagne : une attaque contre une synagogue et un restaurant turc fait deux morts à Halle

A bientôt 23 heures, ils sont encore une poignée, comme Sven, à s’attarder autour du petit mémorial de fleurs et de bougies qui s’est improvisé, en début de soirée, sur la place du marché de Halle. Certains savent juste l’essentiel, autrement dit que le tueur s’appelle Stephan B., que c’est un Allemand âgé de 27 ans originaire de Saxe-Anhalt qui a d’abord tenté de pénétrer dans une synagogue, qu’il a abattu une femme qui passait devant, qu’il s’est ensuite dirigé vers un restaurant turc situé non loin de là, qu’il a tiré sur un homme qui était dedans, puis qu’il s’est enfui en voiture avant d’être arrêté par la police sur une route nationale, à quelques kilomètres de la ville, en début d’après-midi.

« Il y a toujours eu des néonazis »

Quelques-uns en conviennent : au début, quand ils ont appris que le tueur avait pris pour cible une synagogue, ils ont d’abord cru à un attentat islamiste. C’est le cas de Jacob, un Israélien de 35 ans, employé dans une entreprise de matériel électrique de Halle. « Attaquer des juifs le jour de Yom Kippour, par réflexe j’ai tout de suite pensé à un réfugié. Et puis très vite quand on a appris qu’il avait tué quelqu’un dans un kebab, je me suis dit : ça ne peut pas être ça. »

Lire aussi Attentat de Halle : le tireur a diffusé des images en direct sur Internet

En apprenant en fin de journée que le jeune homme avait enregistré une vidéo de la fusillade, au début de laquelle il s’est filmé de face dans sa voiture en déclarant que « l’Holocauste n’a jamais existé », que « le féminisme est la cause du déclin de l’Occident » et que « les juifs sont à l’origine de tous les problèmes », il n’a finalement pas été si étonné que ça. « Ici, l’extrême droite est super forte. Ça m’est arrivé de croiser plusieurs fois un type avec un micro qui dit des horreurs sur les étrangers. Il a parfois trois ou quatre gars qui discutent avec lui. Les gens passent à côté, ils entendent forcément ce qu’il dit, mais ils ont l’air de s’en foutre. »

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BÉNIN : Intégralité du compte rendu du Conseil des Ministres du Mercredi 9 octobre 2019

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Le conseil des Ministres a eu lieu ce mercredi comme chaque semaine. Voici les décisions :

Madagascar: Corruption à l’aéroport d’Ivato – Andry Rajoelina préconise des mesures sévères, un article de AllAfrica News: Corruption

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Andry Rajoelina a testé le numéro vert mis en place pour recevoir les réclamations et les doléances.

Andry Rajoelina n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le numéro vert.

Comme il l’a annoncé lors de son émission spéciale de dimanche soir, le président Andry Rajoelina a effectué une descente à l’aéroport d’Ivato hier. Une initiative prise à la suite des polémiques autour des rumeurs sur une éventuelle restriction des femmes non mariées pour les voyages à l’extérieur. Accompagné du ministre de la Sécurité publique, le Contrôleur Général de Police, Rafanomezantsoa Roger, le Chef de l’Etat a constaté de visu tout le circuit auquel les passagers doivent se soumettre pour le contrôle et les formalités avant embarquement. D’emblée, Andry Rajoelina a demandé à l’équipe de la Police de l’Air et des Frontières d’alléger la procédure de contrôle. « Les formalités font perdre beaucoup trop de temps aux passagers.

Beaucoup d’entre eux se plaignent pour les longs moments d’enquête et/ou de fouilles dans les locaux de la PAF alors que leurs documents de voyage sont complets et normaux », constate-t-il, avant de faire savoir que de nombreuses doléances ont été reçues à propos de la qualité des services à l’aéroport d’Ivato. Il convient donc d’améliorer la situation. Andry Rajoelina a encouragé les responsables de la PAF à alléger les formalités à l’exception des voyageurs en partance pour les pays à risques. Faut-il rappeler qu’une mesure restrictive a été prise pour éviter les risques pour les femmes malgaches qui quittent la Grande Ile pour chercher du travail dans des pays considérés comme « à risques » en l’occurrence le Koweït, l’Arabie Saoudite ou la Chine.

Corporatisme. Lors de cette descente, le numéro Un d’Iavoloha a convoqué tous les responsables au niveau de la Police de l’Air et des Frontières pour leur donner des consignes strictes, tout en dénonçant la pratique de certains agents de l’aéroport international d’Ivato, qui continuent de favoriser la corruption. « Nous avons reçu de nombreuses doléances dans ce sens. Je ne veux plus entendre cela. Cessez de soutirer de l’argent aux gens. Arrêtez cette pratique. Etre responsable ne signifie pas qu’on a le droit d’intimider les gens », a-t-il lancé avec fermeté. Dans la foulée, le président Andry Rajoelina a donné un ordre formel au ministre de la Sécurité publique, Rafanomezantsoa Roger. « Il faut prendre des mesures sévères contre les responsables des corruptions ». Il a aussi touché mot du numéro vert que la Police de l’Air et des Frontières a mis en place pour les passagers en cas de réclamations ou de doléances.

« Ce numéro vert ne devrait pas être dirigé par des policiers afin d’éviter le corporatisme », exige le président de la République. Avant de quitter Ivato, le président de la République a testé le numéro vert de la PAF. Il n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia, le Chef de poste qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le téléphone. Lors de cette descente, de nombreux personnes se trouvant à l’extérieur de l’aéroport se sont plaintes auprès d’Andry Rajoelina à propos de la mesure d’interdiction d’entrée dans le hall du bâtiment pour les proches des passagers. En bref, cette visite du président à l’aéroport international d’Ivato peut se résumer en un moment de rappel à l’ordre et de demande d’explications auprès des responsables.

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L’incendie à la mairie de Grenoble est d’origine criminelle, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Le feu, qui s’est déclaré dans la nuit du 29 au 30 septembre, est resté circonscrit à la salle du conseil municipal.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 08h03, mis à jour à 08h08

Temps de Lecture 1 min.

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, dans son bureau, le 25 novembre 2014.
Le maire de Grenoble, Eric Piolle, dans son bureau, le 25 novembre 2014. JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

La piste criminelle est désormais privilégiée dans l’enquête sur l’incendie qui a touché dans la nuit du 29 au 30 septembre une partie du bâtiment de la mairie de Grenoble, a annoncé le parquet lundi 7 octobre.

Le rapport d’expertise du laboratoire de police scientifique de Lyon a conclu que l’incendie était « d’origine criminelle », un prélèvement effectué sur les lieux révélant « la présence de supercarburant », précise dans un communiqué le procureur de Grenoble, Eric Vaillant.

Le feu, qui s’est déclaré « vers 3 h 15 » le 30 septembre, est resté circonscrit à la salle du conseil municipal, refaite en 2015. Des fumées et des suies se sont propagées à des bureaux, des salles de réunion et jusqu’au bureau du maire Eric Piolle, mobilisant une centaine de pompiers. « S’attaquer à des chaises et à des tables ne nous fera pas perdre notre goût pour la démocratie, a déclaré le maire de Grenoble sur Twitter. Je condamne cet acte odieux et invite les Grenoblois à faire ce que nous faisons le mieux : rester nous-mêmes, fidèles aux valeurs qui nous unissent. »

« Supercarburant »

La piste criminelle avait été, dans un premier temps, exclue par le parquet, qui avait toutefois fini par ouvrir une enquête pour « destruction volontaire par incendie ».

Selon le rapport de la police scientifique, l’épandage du supercarburant a eu lieu « au niveau de l’accès central à la salle du conseil municipal ». Deux hypothèses sont évoquées : celle d’un incendiaire qui serait « parvenu à entrer dans la salle et à déverser du supercarburant à l’intérieur » ou bien un déversement « à l’intérieur du sas central » du bâtiment, le feu se propageant alors dans la salle du conseil par un écoulement de carburant sous la porte.

Depuis mars 2017, au moins douze feux criminels se sont produits dans la région de Grenoble.

Lire aussi Derrière l’incendie des locaux de France Bleu Isère, l’ombre des groupes anarchistes locaux



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Dialogue politique : « C’est un dialogue d’exclusion » selon l’USL

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L’Union Sociale Libérale, le parti de Sébastien Ajavon trouve que le dialogue politique annoncé et voulu par le chef de l’Etat, « est un dialogue d’exclusion ».

Bénin : Le gouvernement définit le cadre du dialogue politique

Le Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement béninois, Alain Orounla était cet après-midi face à la presse pour expliquer et mieux définir le cadre du dialogue politique auquel le Chef d’Etat a convié les partis politiques en règle vis-à-vis de la charte des partis politiques.

Exclusif / Dialogue politique : Victor Topanou annoncé pour conduire les discussions

Le dialogue politique annoncé par la Présidence de la République, du 10 au 12 octobre prochain semble se concrétiser plus les jours passent. Et on en sait un peu plus sur la façon dont le dialogue va se tenir.

Congo-Kinshasa: Kongo Central – Morale, corruption et politique, un article de AllAfrica News: Corruption

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Comme les individus, les peuples dégagent, d’eux-mêmes, une image reprise et interprétée par les autres, selon leurs propres valeurs ; elle constituera ce qui est convenue d’appeler la réputation.

Ces images ou représentations sont généralement rendues sous la forme du récit que chaque peuple donne de lui-même ou que d’autres tiennent à son endroit. Ces récits, véritables identités des peuples, se composent petit à petit à travers l’histoire en partant des légendes, des comportements réels, des victoires et des défaites, des réussites et des échecs collectifs, des chants, des décisions des autorités, des campagnes médiatiques, des opinions des leaders influant et autres divers phénomènes sociologiques.

Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, l’image, la représentation ou la réputation que l’on se fait a, sur la réalité, un impact considérable. C’est ce qu’illustre le scandale de la sexe-tape qui impliquerait le Gouverneur, le Vice-gouverneur et Dame Mimi, au Kongo Central. Ce fait divers participe malheureusement à la consolidation d’une réputation qui nous colle déjà à la peau.

En politique, et notamment, en relations internationales, ces représentations réduites souvent aux dimensions de clichés ou stéréotypes, servent à préparer des utilisations positives ou négatives en fonction des intérêts poursuivis.

Voici quelques exemples : Vers les années 1940/50 le peuple japonais était réputé agressif et incapable de produire des marchandises de qualité. Il a fallu l’entrée fracassante des japonais dans l’industrie, notamment automobile, pour modifier cette donne. Actuellement à Kinshasa, le récit sur les chinois affirme aussi que leurs marchandises sont de mauvaise qualité. Ceci n’est pas sans conséquence sur les prix et le prestige. Le credo « America is back », que Ronald Reagan mit en avant après des années de doute, ne visait rien d’autre que de remobiliser son pays à travers la construction d’un nouveau récit, fait d’une volonté de se montrer les plus forts, les plus riches, les meilleurs. Aujourd’hui Donald Trump agit sur le même registre et conforte cette représentation à l’intérieur comme à l’extérieur de son pays.

L’image ou le récit s’utilise dans tous les sens. L’utilisation positive vise à mettre en avant une image magnifiant des traits de caractère ou de comportement qui présentent favorablement le groupe concerné. Une utilisation négative suivra exactement le but inverse et donc une démarche contraire, elle mettra en exergue une image composée par des trais susceptibles de susciter chez celui qui la reçoit des préjugés négatives et de la déconsidération.

En RD Congo, aussi, nous produisons quotidiennement des images et des récits à propos de nous-mêmes. Prenons garde d’en limiter les dégâts !

L’image auto-générée ou construite par d’autres n’est pas forcement objective, elle ne correspond que rarement ou partiellement à la réalité. Et pourtant nos sociétés et l’environnement international tirent souvent leurs convictions à partir de ces représentations.

Lorsqu’elles proviennent des autorités et autres personnalités symboliques, ces images acquièrent une force extraordinaire de conviction ou de manipulation. Elles déterminent nos valeurs et participent à la formation de notre conscience de citoyen.

Chez nous en RDC, le peuple Né-Kongo, occupant la province du Kongo Central, a su créer au fil du temps et des circonstances, une solide réputation, en matière de respect des mœurs « luzitu », de tempérance dans les réactions et de relative résistance à la corruption. Le Président Joseph Kasa-Vubu restera longtemps dans nos mémoires comme un exemple en matière de respect des biens de l’Etat.

Que l’on soit Né-Kongo ou pas, notre devoir patriotique est de cultiver ces valeurs et de les promouvoir là où elles ne sont pas encore dominantes.

Voilà qu’un homme, par imprudences certes, risque de porter un coup fatal à cette réputation. Nous disons risque, parce qu’à ce jour, le Gouverneur Matu demeure simple accusé, en vertu du sacro-saint principe de la présomption de l’innocence. Ce texte ne vient donc ni l’accuser, ni le charger davantage. Nous voulons seulement, à partir de ce cas instructif à plusieurs égards, poser la problématique de l’évolution de nos mœurs en matière de sexe et de corruption dans le milieu politique.

La justice reprocherait au Gouverneur d’avoir corrompu une de ses prétendues propres concubines pour qu’elle entraîne le Vice-gouverneur dans un traquenard, ceci dans le but d’obtenir la preuve d’un viol ou d’une tentative de viol sur la personne d’une collaboratrice. Dans l’opinion publique nationale, le coup apparaît malheureusement « trop bien monté », la présence d’un agent de police et d’un très haut responsable des services de sécurité d’Etat sur le lieu, ainsi que les paroles du Vice-gouverneur, enregistrées au moment de l’incident, intrigueront les enquêteurs.

Promptement, les responsables des services de sécurité sanctionneront leur cadre et le Ministère de l’intérieur du Gouvernement Central suspendra les deux responsables de la Province, invités à rejoindre la Capitale. Sans plus tarder, la justice ne manquera pas aussi de se saisir du dossier.

A ce niveau, quel que soit le degré de responsabilité ou tout simplement d’implication des uns et des autres, il convient de déplorer ce comportement qui allierait une atteinte aux bonnes mœurs et à l’usage de la corruption.

L’atteinte aux bonnes mœurs heurte la conscience du peuple Né-Kongo et blesse l’ensemble du peuple congolais ; la tentative de corruption nous indique que ce combat commencé sous les gouvernements précédents, demande encore des efforts considérables de la présente équipe au pouvoir.

Et pourtant, il y a quelques jours, chacun a été désagréablement étonné, au regard de la gravité des soupçons qui pèsent sur sa personne, de voir le Gouverneur suspendu, toute honte bue, aller se présenter à l’accueil de la première dame à Kasangulu. Il y a lieu de relever, dans cette tentative, la démonstration du peu de sérieux que nous accordons aux choses gravissimes.

Mais là où notre inquiétude s’est aggravée, c’est lorsque diverses sources ont annoncé le retour du Gouverneur à Matadi. Et comme d’habitude d’aucuns ont insinué des influences politiciennes et même évoqué de nouveaux actes de corruption !

Une analyse de la décision du Gouvernement actuel, transmise par message, laisse entrevoir que la décision de suspension prise par le Ministre de l’Intérieur a.i. sortant a été considérée, par l’actuel, comme éloignée des règles de « l’Etat de droit »

Cette approche strictement juridico-institutionnelle était-elle la plus appropriée dans ces circonstances ? Comment ce retour a-t-il été perçu en termes d’image, de réputation ? N’y a-t-il pas eu imprudence de la part de notre Gouvernement ?

Le Gouvernement de la coalition FCC/CACH ne devait-il pas se montrer très circonspect dans l’analyse de cette délicate affaire qui mêle, nous l’avons souligné, atteinte aux bonnes mœurs et tentative de corruption ? Etait-il nécessaire de revenir sur la suspension ?

Le retour du Gouverneur au Kongo Central n’a pas éteint le feu, bien au contraire il l’a rallumé. A Matadi, il n’a plus été question de la sexe-tape ; mais de rivalité entre les politiciens du district des Cataractes et ceux du Bas-fleuve. Ce retour a réveillé le tribalisme, ce n’est certainement pas le but recherché.

Ne fallait-il pas s’inspirer des réactions politiques qui furent celles de Joseph Kabila lors des incidents de nature semblable ? Pour sauvegarder l’image de notre pays, cette question devrait être régler politiquement et rapidement. La voie choisie par les autorités actuelles semble donner à Dame MIMI un statut d’icône qu’elle ne mérite pas.

Derrière le psychodrame mêlant sexe, jalousie et politique politicienne qui agite le Kongo central, il y a quelque chose de plus lourd : notre image nationale, notre réputation nationale.

L’équipe FCC/CACH ne réussira que si elle poursuit et accentue le combat contre les antivaleurs, dont se plaignait déjà Mobutu, entamé depuis de nombreuses années par Joseph Kabila Kabange. On se souviendra que des hauts responsables avaient dû quitter leur fonction pour des faits similaires. Cette lutte est d’autant plus importante qu’elle implique la constitution de l’image générale et donc la réputation de notre pays.

Jean-Pierre Kambila Kankwende

Cadre FCC/ CACH, Militant PPRD

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