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le bilan s’alourdit à 115 morts et 248 disparus, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Au début de la catastrophe, la marée de boue a pu atteindre une vitesse de 70 ou 80 km/h, a-t-il précisé.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 08h46

Temps de Lecture 3 min.

Les gens placent des bougies sur les marches de la cathédrale de Sao Paulo, au Brésil, le vendredi 1er février 2019. Une semaine après l’effondrement d’un barrage minier dans l’État brésilien du Minas Gerais, des dizaines de personnes ont rendu hommage vendredi aux victimes de cette tragédie.
Les gens placent des bougies sur les marches de la cathédrale de Sao Paulo, au Brésil, le vendredi 1er février 2019. Une semaine après l’effondrement d’un barrage minier dans l’État brésilien du Minas Gerais, des dizaines de personnes ont rendu hommage vendredi aux victimes de cette tragédie. VICTOR R. CAIVANO / AP

Une semaine après la rupture d’un barrage à Brumadinho (Sud-Est du Brésil), vendredi 25 janvier, le bilan est passé à 115 morts et 248 disparus, ont annoncé les autorités. Seuls « 71 corps [ont été] identifiés » à l’heure actuelle, a déclaré Flavio Godinho, lieutenant-colonel de la Défense civile, qui coordonne les secours dans le Minas Gerais, un grand Etat minier du sud-est du pays.

Les télévisions locales ont diffusé ce vendredi une impressionnante série d’images filmées par les caméras de sécurité montrant le moment exact de la rupture du barrage. Les secours (policiers et pompiers) détiennent ces vidéos depuis le jour de la tragédie, mais avaient décidé de ne pas les divulguer afin de « ne pas provoquer de panique généralisée dans la population » dans les heures suivantes, a affirmé Pedro Aihara, le porte-parole des pompiers du Minas Gerais.

Retrouvez les témoignages des habitants : « Ils disaient que leur barrage était sans danger » : au Brésil, la colère et la crainte d’une nouvelle catastrophe

Une tragédie semblable il y a 3 ans

Les images leur ont servi pour analyser la trajectoire des résidus et mieux déterminer les aires de recherches. Au début de la catastrophe, la marée de boue a pu atteindre une vitesse de 70 ou 80 km/h, a-t-il précisé.

La majorité des morts et disparus travaillaient dans la mine Corrego do Feijao appartenant au groupe Vale, et beaucoup étaient en train de déjeuner dans la cantine d’entreprise, une des premières structures touchées par la boue.

La catastrophe, qui s’est produite à proximité de la ville de Brumadinho (39 000 habitants), à 60 km de la capitale régionale Belo Horizonte, a eu lieu seulement trois ans après une tragédie similaire dans les environs, à la mine de Samarco (joint-venture de Vale et de l’australien BHP). Le désastre de 2015 avait touché la ville de Mariana, avec un nombre de morts (19) moins élevé qu’à Brumadinho. Il avait cependant ravagé l’écosystème local, devenant la pire catastrophe environnementale de l’histoire du Brésil.

Lire notre grand reportage : Au Brésil, la boue toxique a tué le fleuve Rio Doce

Contaminations : sept reportages dans des zones souillées à tout jamais

Depuis dix mois, Le Monde s’est associé au photographe Samuel Bollendorff pour explorer et rendre compte d’une réalité à peine imaginable. Des zones entières du globe, des villes, des forêts, des lacs, des océans, sont devenues impropres au développement humain, souillées à tout jamais, peut-être le prélude à notre monde de demain. Ces territoires se situent majoritairement dans les pays qui ont vu naître l’industrialisation.

Sept journalistes se sont succédé d’Anniston aux États-Unis à Dzerjinsk en Russie, de Fort Chipewayn au Canada, à Regencia au Brésil, de Fukushima au Japon à « la terre des feux » à côté de Naples, jusqu’au grand gyre du Pacifique. Ils ont enquêté sur ces millions de kilomètres carrés contaminés aux produits chimiques, aux hydrocarbures, à la radioactivité. Et ont découvert des paysages dévastés ainsi que des populations rongées par un mal invisible, le lent poison qui s’est infiltré dans leur environnement, avec l’assentiment des autorités. Leurs reportages ont été rassemblés dans une série baptisée « Contaminations », que nous publions du 1er au 8 septembre en sept volets.

Au premier abord, dans les images, tout semble paisible, harmonieux, rassurant : une mer calme, une forêt éclairée par une lumière douce… Mais derrière cette séduction apparente, la réalité est toxique. Car la contamination est bien souvent invisible à l’œil nu. Et c’est tout l’intérêt de cette démarche photographique : elle donne l’illusion de la beauté bucolique à l’endroit même où la nature est empoisonnée. Le travail photographique de Samuel Bollendorff est aussi exposé à Visa pour l’image, le festival international du photojournalisme à Perpignan, du 1er au 16 septembre.

Retrouvez nos reportages :

  1. A Anniston, les fantômes de Monsanto
  2. En Russie, les stigmates de Dzerjinsk, ex-capitale soviétique de l’industrie chimique
  3. Au Brésil, la boue toxique a tué le fleuve Rio Doce
  4. Au Japon, les enfances volées de Fukushima après la catastrophe nucléaire
  5. Au Canada, troisième réserve pétrolière mondiale, le poison de l’or noir de l’Alberta
  6. A Naples, les damnés de la « Terre des feux »
  7. L’océan Pacifique, cimetière de milliards de microplastiques

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Etats Unis Fache et Yo Di Pap Ginyin Lame Ayiti

Government Ameriken Di Non Nan Re-Etabli Ayisyen Lame.

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Afrique: La corruption alimente la crise de la démocratie, un article de AllAfrica News: Corruption

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Transparency international a pointé, dans son rapport 2018 publié le 29 janvier à Berlin, en Allemagne, la faiblesse des institutions africaines dans la lutte contre le phénomène, malgré quelques efforts des pouvoirs publics.

L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2018 a révélé que l’incapacité chronique de la plupart des pays à contrôler efficacement cette gangrène est un facteur qui contribue à la crise de la démocratie dans le monde. « Notre étude établit un lien évident entre démocratie saine et lutte efficace contre la corruption dans le secteur public. La corruption a beaucoup plus de chances de prospérer là où les fondements démocratiques sont faibles », a souligné Delia Ferreira Rubio, présidente de Transparency international.

En 2018, le continent africain reste en dernière position en termes de perception de la corruption. Dans le rapport publié par l’ONG, l’Afrique obtient une moyenne de trente-deux sur une échelle allant de zéro à cent. Le continent est loin derrière l’Europe de l’ouest qui est la région la plus performante en matière de lutte contre la corruption, avec soixante-six points en moyenne.

Dans le Top 5 des pays les plus corrompus, sont classés deux pays africains : la Somalie prend la dernière place du classement, talonnée par le Soudan du Sud, au 178e rang. Malgré leurs mauvais scores, ces deux pays ont néanmoins gagné un point dans l’IPC par rapport à 2017.

Parmi les pays africains les mieux classés, les Seychelles occupent le haut du podium en se plassant 28e sur cent quatre-vingts pays. Puis, viennent le Bostwana qui a perdu sa place de champion continental (34e), le Cap-Vert qui reste stable à la 45e place. Le Rwanda et la Namibie sont respectivement à la 48e et la 52e place. Le Sénégal a cette année perdu un rang en prenant la 67e place au détriment de l’Ile Maurice.

Corruption et crise de démocratie

Selon l’ONG, il y a une forte corrélation entre « corruption et crise démocratique » sur le continent. Dans son rapport, Transparency international conclut que les pays qui ont un indice inférieur ou égal à trente-quatre sont des régimes semi-autoritaires, quand ceux qui ont un indice inférieur à trente sont des régimes autoritaires. En Afrique subsaharienne, treize pays, dont la Guinée (138e), ont obtenu un indice inférieur à trente. « La corruption effrite la démocratie et produit un cercle vicieux en sapant les institutions démocratiques. En effet, plus ces institutions sont faibles, moins elles sont en mesure de contrôler la corruption », a déclaré Patricia Moreira, directrice générale de Transparency international

Malgré le mauvais bilan africain, certains pays comme la Côte d’Ivoire (105e places, + trois points depuis 2015) et le Sénégal sont en progression constante. De plus, la progression de la Gambie est à souligner. Avec un indice à trente-sept sur une échelle de cent, la Gambie comme l’Érythrée a considérablement augmenté son score par rapport à 2007 : respectivement sept et quatre points de plus.

Transparency note que les pays qui s’en sortent le mieux en Afrique sont ceux qui ont des institutions stables et ont des gouvernements qui affichent leur souhait d’éradiquer la corruption, notamment l’Angola, qui a gagné quatre points depuis 2015.

L’ONG recommande aux pays d’Afrique d’intensifier leurs efforts en matière de protection des droits humains en favorisant la liberté d’expression et le droit des journalistes d’exercer leur métier. Elle préconise aux pays comme le Burundi et le Congo de s’engager dans la lutte contre la corruption au sein de leur système politique.

Pays à surveiller

Avec un score de soixante et onze points, les États-Unis ont perdu quatre points depuis l’année dernière, sortant de la liste des vingt pays en tête de l’IPC pour la première fois depuis 2011. Ce faible score intervient à un moment où des menaces pèsent sur le système de freins et contrepoids des États-Unis, où l’on assiste également à une érosion des normes éthiques dans les plus hautes sphères du pouvoir.

Le Brésil a également chuté de deux points depuis l’année dernière et enregistre un score de trente-cinq, qui est aussi son score le plus bas en sept ans.

Pour progresser réellement dans la lutte contre la corruption et consolider la démocratie dans le monde, Transparency international appelle tous les gouvernements à renforcer les institutions chargées de maintenir l’équilibre des pouvoirs ; à combler les écarts au niveau de la mise en œuvre de la législation, des pratiques et de l’application des normes destinées à la lutte contre la corruption ; à soutenir les organisations de la société civile et les médias libres et indépendants, et garantir la sécurité des journalistes.

L’IPC 2018 s’appuie sur treize enquêtes et évaluations d’experts pour mesurer la corruption du secteur public dans cent quatre-vingts pays et territoires, en attribuant à chacun un score allant de zéro (fortement corrompu) à cent (très peu corrompu).



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Fonds Communs de Placement : Aga Confort Plus et Aga Capital Plus pour révolutionner l’épargne boursière au Bénin

Deux Fonds Communs de Placement viennent d’être lancée sur le marché financier du Bénin et par ricochet de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Aga Confort Plus et Aga Capital Plus de Sgi-Agi et sa filiale Sgo-Aga naissent pour démocratiser l’épargne à travers la bourse à des taux relativement intéressants en vue de réaliser ses projets.

Paris confirme le rapatriement des djihadistes français détenus par les Kurdes, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Les déclarations de la ministre de la justice, jeudi sur RTL, montre un changement de doctrine de Paris qui affirmait jusqu’alors qu’ils devaient être jugés par les autorités locales.

Publié aujourd’hui à 09h25, mis à jour à 09h41

Temps de Lecture 2 min.

Contrôle de civils par les Forces démocratiques syriennes, le 26 janvier 2019, à Baghouz, près de la frontière irakienne.
Contrôle de civils par les Forces démocratiques syriennes, le 26 janvier 2019, à Baghouz, près de la frontière irakienne. DELIL SOULEIMAN / AFP

La question du sort des djihadistes français détenus dans les prisons françaises et par les Kurdes en Syrie se pose avec acuité aux autorités françaises.

A la première question, Nicole Belloubet, la ministre de la justice, a confirmé jeudi 31 janvier, sur RTL, qu’une « trentaine » de djihadistes ayant purgé leur peine allaient sortir de prison en 2019. « Lorsque nous sommes face à des détenus de ce type, il y a une évaluation de leur dangerosité, il y a un placement dans un quartier étanche. A leur sortie, il y a évidemment un suivi extrêmement strict par les services de renseignement territoriaux », a précisé Nicole Belloubet.

Concernant le retour des djihadistes français en Syrie, « Nous avons fait un choix, qui est celui de la préférence du contrôle et donc du rapatriement en France », a déclaré la garde des sceaux, tout en précisant que les autorités françaises étudiaient « plusieurs options ».

« La situation nouvelle, qui est liée notamment au retrait des forces américaines [de la région], a bouleversé la donne et évidemment nous nous préparons à un éventuel retour des Français qui sont actuellement au nord de la Syrie », a-t-elle souligné.

La ministre a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui affirmait jusqu’à récemment que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales. « Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libres sans savoir où ils sont », a-t-elle dit.

Elle a confirmé que les adultes qui reviendront en France seraient interpellés à leur arrivée mais précisé que ces Français détenus par les Kurdes syriens dans des camps étaient en majorité des enfants. « Nous pensons qu’à peu près à 75 % ce seraient des enfants de moins de 7 ans », a déclaré Nicole Belloubet. Elle a cependant dit ne pas être en mesure de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le retour des djihadistes français détenus en Syrie n’est plus un tabou

« Jugés et condamnés, sévèrement punis en France »

Mercredi soir, sur France Inter, Edouard Philippe a défendu la nouvelle position française sur le retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie : « S’ils sont expulsés, je préfère qu’ils soient jugés et condamnés, sévèrement (…) punis en France plutôt qu’ils se dispersent dans la nature pour fomenter d’autres actions y compris contre notre pays », a-t-il déclaré.

Plusieurs responsables politiques de droite et d’extrême droite ont dénoncé l’éventuel retour de ces djihadistes, le député LR Pierre-Henri Dumont appelant même à des « assassinats ciblés ».

Un peu plus tôt, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait affirmé que la doctrine française n’avait « jamais varié ». « Ceux qui peuvent être jugés dans des Etats qui ont des institutions qui permettent de les juger » seraient jugés « là-bas », a-t-il dit. Quant aux Etats « qui n’auraient pas ces institutions, si les forces qui ont la garde de combattants terroristes français prenaient la décision de les expulser vers la France, ils seraient immédiatement remis à la justice », a-t-il expliqué.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a expliqué de son côté que les enfants des djihadistes concernés feraient l’objet d’un « traitement spécial, au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge internationale et sous le contrôle des autorités judiciaires françaises. »

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Conseil des ministres : Les Nominations au sein des facultés et écoles des universités publiques du Bénin

Le Conseil des Ministres, sous la présidence effective du chef de l’État, le président Patrice Talon, lors de sa rencontre hebdomadaire ce mercredi 30 janvier 2019, a procédé à la nomination des doyens, Vice doyens, directeur et directeur adjoint des facultés et écoles des universités nationale du Bénin. Voici la liste : 

BENIN : Le Compte rendu du Conseil des Ministres du Mercredi 30 Janvier 2019

Le Conseil des ministres s’est tenu de façon hebdomadaire. A l’occasion voici les grandes décisions prises: 

❓L’OVNI DE PETIT-RECHAIN: la photo impossible – FAKE? 5 RÉUPLOAD

La plus célèbre photo d’OVNI a été démentie par son auteur. Mais que penser lorsque l’auteur s’avère incapable d’expliquer certains phénomènes décelés par …

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Cameroun: Lutte contre la corruption – Le combat continue, un article de AllAfrica News: Corruption

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Lors du conseil des ministres du 16 janvier dernier, le président de la République a rappelé au gouvernement que le combat devait se poursuivre activement

Le combat contre la corruption se poursuit. Le président de la République a rappelé son importance dans sa communication spéciale délivrée lors du conseil ministériel du 16 janvier 2019. Il est clair que la lutte contre la corruption au Cameroun a évolué à travers la réforme des normes. Laquelle est passée par la création des institutions chargées de lutter contre ce fléau et les infractions assimilées.

Il s’agit, entre autres, des institutions administratives, à savoir le Contrôle supérieur de l’Etat, l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), la Commission nationale anti-corruption (CONAC) ainsi que des institutions disciplinaires ou judiciaires telles que le Conseil de discipline budgétaire et financière, le Tribunal criminel spécial, la Chambre des comptes de la Cour suprême.

Il a également été question de mettre en place des règles de droit, procédurales ou substantielles, encadrant la prévention et la répression des comportements pouvant être qualifiées de corruption ou d’infractions assimilées. Quoiqu’en pensent certains, cette synergie d’actions a débouché sur des destitutions, des arrestations et bien d’autres sanctions visant à assainir les mœurs et à préserver la fortune publique de l’Etat. De 2007 à 2017, la CONAC pense avoir mis en œuvre une stratégie multisectorielle de lutte contre la corruption articulée autour d’une ambition nationale censée faire du Cameroun un pays où l’intégrité devrait être le maître-mot de chaque citoyen.

Cette structure estime qu’elle a obtenu des résultats probants, notamment la prise de conscience accrue des conséquences tragiques de la corruption sur les individus et le bien-être collectif. Au plan financier, la CONAC a pu, grâce à ses investigations, freiner le gaspillage des fonds publics en dévoilant des cas de mauvaise gestion, de fraude fiscale, d’exécution de projets non conformes aux normes ainsi que des cas de fonctionnaires fictifs.

De même, l’approche inclusive et multiforme adoptée par la commission a permis aux acteurs du secteur public et privé, ainsi qu’à la société civile, de participer à la lutte contre la corruption. Ce à quoi s’ajoute la contribution des institutions étatiques telles que la police, la gendarmerie et les tribunaux. Sans pour autant faire reculer fondamentalement le fléau de la corruption. On comprend donc aisément pourquoi le chef de l’Etat déclare : « Il va de soi que la lutte que nous avons engagée contre la corruption devra être activement poursuivie.

Outre le coût que celle-ci fait supporter à la fortune publique, elle nuit gravement à l’image de notre pays ». Selon le rapport de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017, le récapitulatif des sommes à recouvrer par l’Etat du fait des actions initiées par la CONAC s’élève à près 52 milliards de F. Ces sommes relèvent notamment des condamnations pécuniaires à la suite des procédures transmises aux juridictions compétentes par la CONAC et des imputations financières au terme des missions d’enquête, de contrôle et d’investigations.

Pour sa part, l’ANIF a récemment révélé qu’au cours de la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2017, les flux financiers liés aux infractions, à la corruption, aux détournements de deniers publics aux faux et usages de faux, aux trafics et fraudes diverses s’élèvent à 256 milliards de F environ. D’où la nécessité de redynamiser les activités de prévention et de répression de la corruption afin de générer un climat sain, attractif et accélérateur du progrès sur l’ensemble du territoire national.



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