Gestion de la transhumance : La BOAD octroi 10 milliards au Bénin

Le 21 juin 2019, la commune de Benamkor, située à soixante kilomètres au Nord-ouest de Paoua dans l’Ouham-Pendé, a accueilli une délégation composée du Sous-préfet de Paoua, des membres locaux du bureau de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FENEC) et la MINUSCA. Au centre des échanges avec les habitants de cette localité, la question de la transhumance, source principale des conflits intercommunautaires. Des échanges fructueux et interactifs ont permis aux uns et aux autres de comprendre la nécessité de vivre ensemble dans la paix et la tolérance, tout en utilisant les canaux légaux pour le règlement des différends.rrPhoto : UN/MINUSCA - Leonel Grothe

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’octroyer un prêt de 10 milliards de francs CFA au gouvernement béninois en vue du financement de la première phase du projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants, visant à l’amélioration des productions animales, à la gestion rationnelle des exploitations et à la gestion de la transhumance.

Selon un communiqué de la BOAD, cette décision a été prise lors de son conseil d’administration qui s’est réuni mardi dernier en visioconférence pour sa 119e session ordinaire, sous la présidence de Serge Ekué, président de cette institution financière sous-régionale, informe l’Agence de Presse Xinhua.

Le projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants, soutenu par la BOAD, vise non seulement à accroître la productivité du bétail, mais aussi à réduire les conflits liés à la transhumance. Il accorde une attention particulière à l’amélioration des pratiques actuelles de conduite de l’élevage de bovins à travers la réduction du rayon de mobilité et à l’appui au développement des systèmes intensifs notamment sur les fermes d’application et dans les exploitations privées. 

Le projet accompagné par la BOAD est structuré autour de trois (03) composantes opérationnelles, notamment : (A) Facilitation de l’accès au foncier, (B) Amélioration de la productivité et de la production des ruminants; et (C) Viabilisation des campements pastoraux. De par son étendue, le projet présente des enjeux socio-économiques et écologiques qu’il importe de maitriser pour l’optimisation des avantages et une réduction, une compensation voire une élimination des externalités négatives afférentes à sa réalisation.

Pour rappel, l’élevage contribue à plus de 13% dans le PIB agricole au Bénin selon les données de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (INSAE).

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