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Le coup de force du chef d’état-major algérien – Un si Proche Orient, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Le chef d’état-major Gaïd Salah, véritable « homme fort » de l’Algérie, vient d’imposer la tenue d’un scrutin présidentiel qu’il entend bien contrôler étroitement.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major depuis 2004

Connaissez-vous un pays où le chef d’état-major désigne la personnalité de son choix pour assurer « l’intérim » de la présidence de la République? Où ce même général s’exprime en conseil des ministres avant le chef du gouvernement? Où ses souhaits ont valeur d’ordre, que le pouvoir exécutif, mais aussi les deux chambres du Parlement, s’empressent d’exécuter, conférant à la volonté du général force de loi? Bienvenue, si vous ne l’avez pas reconnue, dans l’Algérie du général Gaïd Salah, l’homme qui a voulu imposer un cinquième mandat du président Bouteflika, avant de le sacrifier sous la pression populaire, puis de tenter aujourd’hui de retrouver dans les urnes un chef d’Etat aussi accommodant.

LES DESIRS DU GENERAL SONT DES ORDRES

Ahmed Gaïd Salah, nommé par Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’état-major en 2004, a ensuite été promu, en 2013, vice-ministre de la Défense, le président de la République détenant symboliquement le portefeuille de la Défense. Ce titre « civil » de vice-ministre valait en fait reconnaissance de l’autorité réelle du premier des « décideurs », ainsi que sont désignés en Algérie les détenteurs militaires du pouvoir effectif, alors que l’impotence du président était déjà manifeste. Le général Gaïd Salah poussa à la réélection de Bouteflika pour un quatrième mandat en 2014 et trancha en faveur d’un cinquième mandat en 2019, tant cette présidence de façade était confortable pour les « décideurs » militaires. Ils n’en furent que plus surpris du déclenchement, le 22 février 2019, d’un vaste mouvement de contestation populaire, appelé en arabe « Hirak ». Gaïd Salah, après avoir tenté d’imposer malgré tout la candidature de Bouteflika, le 3 mars, dut contraindre le chef de l’Etat à former un nouveau gouvernement, le 31 mars, puis à démissionner, deux jours plus tard.

L’intérim de la présidence est assumé par Abdelkader Bensalah, un proche de Bouteflika, pour un mandat constitutionnel limité à 90 jours. Mais les cortèges qui traversent toute l’Algérie, vendredi après vendredi, avec en écho les marches étudiantes du mardi, exigent une authentique transition démocratique. L’élection présidentielle prévue le 4 juillet est reportée sine die faute de candidats. L’opposition met en avant toute une série de propositions de sortie de crise, afin d’éviter le vide constitutionnel qui sera constaté à l’expiration du mandat de Bensalah, le 9 juillet. Gaïd Salah balaie ces propositions pourtant constructives, impose le maintien de Bensalah à la tête de l’Etat comme président de fait, tout en tenant un discours de plus en plus menaçant à l’encontre des manifestants, assimilés à la « bande » du président déchu. Une ébauche de dialogue tourne court durant l’été devant la détermination du chef d’état-major à défendre coûte que coûte le statu quo: le 3 septembre, Gaïd Salah, en tournée d’inspection dans le Grand Sud, juge « opportun de convoquer le corps électoral le 15 septembre » en vue d’un scrutin présidentiel avant la fin de l’année.

ON NE GOUVERNE PAS UN PAYS COMME UNE CASERNE

Jamais l’intervention du patron des forces armées n’avait été aussi brutale. A la suite de son injonction, les institutions se mettent en ordre de bataille, révélant de manière criante leur absence de légitimité populaire et leur soumission aux « décideurs » militaires. Le 9 septembre, le Conseil des ministres tient sa première réunion formelle depuis la démission de Bouteflika. Bensalah en préside les travaux mais, à peine prononcée son allocution d’ouverture, il passe la parole au « vice-ministre » Gaïd Salah, qui s’exprime donc avant le Premier ministre en titre. Deux projets de loi sont approuvés, l’un amendant la loi électorale, l’autre établissant une autorité « indépendante » de supervision des élections. L’Assemblée nationale et le Sénat se saisissent immédiatement des deux textes, travaillant même le vendredi 13 septembre, pourtant jour de congés, afin de leur donner force de loi dès le 14. Le lendemain, Bensalah annonce dans un « discours à la Nation » la convocation du corps électoral et la tenue d’un scrutin présidentiel le 12 décembre. La présidence de l’autorité « indépendante » est confiée à un ancien ministre de la Justice de Bouteflika.

Bensalah, en bon petit soldat, a respecté à la lettre et au jour près les consignes du chef d’état-major quant à une convocation du corps électoral le 15 septembre. Comme si la mascarade n’était pas assez indécente, Gaïd Salah a même annoncé par avance que la participation à la prochaine élection serait « massive ». Il peut d’ores et déjà se féliciter du soutien de la Russie à ce passage en force, sur fond d’étranglement méthodique de la contestation populaire: deux figures emblématiques du Hirak, Karim Tabbou et Samir Benlarbi, viennent d’être emprisonnées, le premier pour « entreprise de démoralisation de l’armée », le second pour « atteinte à l’unité du territoire national », deux chefs d’accusation particulièrement graves; de nombreux protestataires pacifiques sont également arrêtés ces derniers jours, alors que Gaïd Salah ordonne à la gendarmerie de bloquer l’accès à Alger lors des cortèges du vendredi; de manière générale, les restrictions aux libertés d’expression et de manifestation se multiplient dans une vague de régression anti-démocratique.

La riposte populaire est cinglante: le 20 septembre, dans la capitale comme dans des dizaines d’autres villes, des foules de manifestants clament, pour le 31ème vendredi consécutif, leur refus d’une élection qui ne serait pas digne de ce nom. Ils accusent à cette occasion Gaïd Salah de vouloir  « gouverner le pays comme une caserne ». La comparaison est à l’évidence d’actualité.



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Transports aériens : Kenya Airways suspend ses liaisons vers le Bénin

Kenya Airways a annoncé la fermeture de ses lignes vers Cotonou au Bénin à compter du 14 octobre 2019. Une décision de la compagnie qui est essentiellement motivée par la non-rentabilité alors que la compagnie est déjà aux prises avec d’énormes pertes financières.

Cote d’Ivoire: Fraude à la Fonction publique – Plus de 1000 agents fictifs identifiés et expurgés des effectifs, un article de AllAfrica News: Corruption

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Dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif de contrôle au niveau des effectifs des fonctionnaires, plus de « 1000 agents fictifs » identifiés ont été expurgés de la Fonction publique de Côte d’Ivoire.

L’information a été livrée par le premier responsable du département ministériel, Issa Coulibaly, qui était l’Invité des Rédactions du quotidien ivoirien Fraternité Matin, ce vendredi 20 septembre 2019.

« Il s’agit de personnes ne disposant d’aucun acte légal qui exercent en tant que agent de la fonction publique », a précisé M. Issa Coulibaly.

Cette bonne prise du ministère a été possible grâce au système informatisé de gestion des fonctionnaires dénommé Système intégré de gestion des fonctionnaires et des agents de l’Etat (Sigfae) que s’est dotée l’institution.

Grâce à ce dispositif sécurisé de gestion des agents, 38 fonctionnaires ont été reconnus coupables de cette fraude. Ainsi, a détaillé le ministre, 36 personnes parmi elles ont été « exclues et 2 autres révoquées ».

Dans l’exercice de leur fonction, les agents de la Fonction publique ont des droits mais également des obligations: « la discipline, le respect des horaires de travail, le respect de la réglementation notamment, en termes de grève… ».

Ainsi, pour non-respect de la règlementation et des obligations qui régissent le statut général de la Fonction publique, 2700 agents sont sous le coup de sanctions disciplinaires.

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DÉCENTRALISATION : Tête à tête fructueux entre Alassane Seïdou et Luc Atrokpo

Le président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), le maire Luc S. ATROKPO à la tête d’une forte délégation, a été reçu en audience par le ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Alassane SEIDOU. Une rencontre qui a eu lieu ce vendredi 20 septembre 2019 et au cours de laquelle les préoccupations des communes ont été présentées aux communes.

LES SIMSON.avi



un nouvel épisode des simson.

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La politique incendiaire de Bolsonaro en Amazonie, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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La multiplication des feux amazoniens est la face visible de la politique du président brésilien, analyse le journaliste du « Monde » Nicolas Bourcier.

Par Publié aujourd’hui à 07h00, mis à jour à 07h27

Temps de Lecture 4 min.

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Analyse. Pour une fois, nous avons regardé la maison brûler. Dix-sept ans, presque jour pour jour, après la harangue de Jacques Chirac au IVe Sommet de la Terre à Johannesburg, en Afrique du Sud, où le président français avait appelé à ne pas regarder « ailleurs », le monde s’est soudainement pris de convulsions pour l’Amazonie. Les feux de forêt ont fait la « une » des journaux quasi quotidiennement depuis la mi-août. Les plus hauts responsables politiques de la planète se sont exprimés sur le sujet. Des aides ont été proposées. De l’argent aussi.

Qu’on en juge. Pour la seule journée du 2 septembre, 1 284 départs de feux ont été enregistrés rien qu’en Amazonie brésilienne. Ils s’élèvent à plus de 45 000 depuis le début de l’année. D’après les chiffres publiés la semaine dernière, le taux de déforestation au Brésil a augmenté en août de 222 % par rapport à la même période de 2018. Soit un stade de football de forêt rasé par minute. Près de 400 000 arbres par jour. Certes, ces chiffres vertigineux restent en deçà des pics de déboisement enregistrés au début des années 1990 et 2000, mais l’accélération de ces dernières semaines est plus que préoccupante. Peut-être parce que la planète n’a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui de ce poumon vert et de sa biodiversité.

Un homme a pourtant regardé ailleurs, Jair Bolsonaro, le président brésilien, élu haut la main en octobre 2018 et suivi dans un bel élan d’unanimité par l’ensemble de son gouvernement. Plusieurs fois, l’homme fort de Brasilia a affirmé que les statistiques étaient biaisées. Longtemps, cet adepte de la théorie du complot a soutenu que les incendies avaient été provoqués par les ONG, qu’il a accusées d’avoir elles-mêmes mis le feu à la forêt pour se venger d’avoir perdu leurs subventions publiques. Ce n’est que récemment qu’il a accepté une aide internationale, choisie et au compte-gouttes.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Quel est l’impact des feux en Amazonie sur le climat ?

Changement de paradigme

Pour nous ôter le moindre doute sur le sujet, le ministre des affaires étrangères, Ernesto Araujo, vient d’affirmer que les images satellites ne faisaient pas la différence entre « un feu de campement » et un incendie, frappant encore un peu plus de stupeur et d’indignation la communauté scientifique. Le ministre de l’environnement, Ricardo Salles, ancien avocat des milieux d’affaires, a prévu, lui, de s’entretenir avec des responsables d’un think tank nord-américain climatosceptique, le Competitive Enterprise Institute, peu avant le sommet de l’ONU du 27 septembre où la question des feux amazoniens devrait occuper une place importante.

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Fermeture des frontières nigérianes : Voici la liste des produits prohibés au Nigéria

Les frontières entre le Bénin et le Nigéria ont été fermées depuis le 20 Août 2019. Officiellement, la décision a été prise en raison d’une opération militaire qui vise à favoriser la coopération inter-institutions, renforcer la sécurité transfrontalière, lutter contre le banditisme armé, la prolifération des armes. Mais d’autres raisons sous-tendraient la décision d’Abuja, notamment le commerce de contrebande vers le Nigeria.

Fermeture frontières Nigéria – Bénin : Daniel Edah y voit l’heure de l’économie de production et de transformation

Face à la fermeture des frontières nigérianes, et au regard des manques à gagner créés par cette situation sur l’économie béninoise, Daniel Edah, Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 et Président du MPS trouve que cette situation «offre à notre pays une occasion exceptionnelle d’engager, certes dans la douleur, la construction de l’économie de production et de transformation qui est l’unique voie de salut pour la création d’emplois et pour une croissance économique à la hauteur de nos défis sociaux et de notre volonté de rayonnement international».

Lire ses propositions :

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