
L’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM) a présenté ce lundi 11 août, le nouveau code de déontologie et d’éthique des médias au Bénin. Un document de 33 articles, enrichi de directives sur l’usage des réseaux sociaux par les journalistes.
Le Bénin s’est doté d’un nouveau code de déontologie et d’éthique des médias, officiellement présenté ce lundi 11 août 2025 à Cotonou. Conçu pour répondre aux nouveaux défis à l’ère du numérique, ce texte accorde une place centrale aux bonnes pratiques sur les réseaux sociaux et à la responsabilité professionnelle des journalistes. L’ancien code lui, date de septembre 1999.
Ce nouveau document compte 33 articles répartis en 25 devoirs, 8 droits et 12 directives. Réalisé grâce au Projet Média B, cofinancé par l’Union européenne et l’ONG We Word, il comprend également un préambule, un glossaire et une annexe. Il a été présenté par Ulrich Vital Ahotondji, président de l’ODEM, en présence de Pulchérie Gbemenou et de Sylvanus Ayimavo, membres de la 9ᵉ mandature. Des exemplaires du nouveau code ont été remis aux journalistes pour servir de référence dans leurs pratiques quotidiennes.


Pour les devoirs, le nouveau code de déontologie et d’éthique met en avant la rapidité et la précision de l’information en ligne, la crédibilité et la transparence des contenus, le respect de la propriété intellectuelle, l’usage responsable des innovations technologiques, ainsi que la conduite professionnelle lors des interactions numériques.
Côté droits, le texte souligne la protection spécifique du web-journaliste, la promotion du genre et de l’inclusion, tout en intégrant de nouvelles directives sur la précarité dans les médias, la santé et la sécurité des professionnels, ainsi que la gestion des contenus liés au terrorisme, au crime ou aux crises.
Des décisions disciplinaires pour rappeler à l’ordre la presse
Lors de cette même séance, l’ODEM a également rendu publiques des décisions disciplinaires récentes, rappelant que l’application stricte du code de déontologie et de l’éthique reste la clé pour préserver la crédibilité des médias et leur rôle dans la cohésion sociale.
La première concerne le quotidien »Le Béninois Libéré » sanctionné pour des écrits jugés calomnieux, injurieux et diffamatoires, en violation répétée du code de déontologie et d’éthique. L’ODEM a sanctionné les journalistes Aboubacar Takou et Akilou Yacoubou, du groupe de presse »Le Béninois Libéré » pour des écrits qualifiés de « calomnieux, injurieux, diffamatoires et attentatoires à la cohésion nationale et régionale ». Les publications incriminées visaient, entre autres, l’ex-président de l’Assemblée nationale Maître Adrien Houngbédji, l’ancien chef de l’État Boni Yayi, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD), ainsi que le président de la transition nigérienne Abdourahmane Tiani et son gouvernement. La seconde porte sur la plainte de la journaliste Angela Kpeidja, dénonçant un acharnement médiatique dans une affaire judiciaire en cours, avec absence d’équilibre dans le traitement de l’information et non-respect de la confraternité professionnelle.
En rendant publiques ces décisions, l’ODEM rappelle que le respect du code de déontologie et de l’éthique n’est pas une simple formalité, mais une obligation fondamentale pour préserver la crédibilité des médias et la cohésion sociale.





































