A l’Assemblée Nationale, Joseph Fifamin Djogbénou a lancé la première session ordinaire de 2026, qui marque le début d’un mandat parlementaire placé sous le signe des réformes majeures et de l’accompagnement du nouveau pouvoir exécutif.
Conformément aux dispositions constitutionnelles, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a procédé ce mercredi 15 avril 2026 à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année au Palais des Gouverneurs.
Dans une atmosphère empreinte de solennité, le président de l’institution parlementaire a posé les jalons d’une législature qu’il annonce décisive pour le développement du pays. Cette session revêt, selon lui, un caractère historique, en ce qu’elle est la première du nouveau septennat. Plaçant ce mandat sous la protection divine et celle des ancêtres, il a appelé à la paix, à la santé et à la responsabilité collective pour relever les défis nationaux.
Un Parlement engagé aux côtés de l’exécutif
Moment fort de son discours, Joseph Fifamin Djogbénou a rendu un hommage appuyé au nouveau duo présidentiel, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. Il a réaffirmé la disponibilité de l’Assemblée nationale à accompagner le chef de l’État dans la mise en œuvre de son programme de développement.
« Il sait qu’il pourra compter sur la contribution de l’Assemblée nationale pour lui donner les moyens législatifs de sa politique », a-t-il déclaré, traduisant ainsi une volonté de synergie entre les pouvoirs exécutif et législatif.
Un agenda législatif dense
Cette session s’annonce particulièrement chargée, avec une trentaine de textes inscrits à l’ordre du jour. Les députés auront à examiner plusieurs projets de loi touchant des secteurs clés de la vie nationale, notamment la maîtrise d’ouvrage publique, la protection de l’environnement, le Code de la route, ainsi que le Code des forêts et de la faune.
D’autres dossiers sensibles sont également attendus, notamment la répression du faux-monnayage, la seconde lecture de la loi encadrant l’exercice des professions médicales en clientèle privée, ainsi que la mise en conformité de la loi organique sur la Cour constitutionnelle.
Vers un contrôle parlementaire renforcé
Au-delà de sa mission législative, le Parlement entend renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale. Le président de l’Assemblée a annoncé un réaménagement des mécanismes de contrôle afin de les rendre plus pertinents et plus utiles aux citoyens.
L’évaluation des politiques publiques sera également au cœur de cette dynamique, avec pour objectif d’assurer une meilleure efficacité des investissements de l’État. Par ailleurs, cette session permettra la désignation des représentants du Parlement au sein des institutions nationales et régionales, contribuant ainsi au rayonnement du Bénin sur la scène internationale.
En conclusion, Joseph Fifamin Djogbénou a appelé les députés à faire preuve d’assiduité et de rigueur, donnant ainsi le coup d’envoi d’un marathon législatif qui sera suivi de près par l’opinion publique.





































