
Dans la nuit du vendredi 9 mai au environ de 21H des individus armés, ont surgit au poste de police de Guilmaro, commune de Kouandé. Ces hommes ont ouvert le feu sur le poste de la Police Républicaine, une attaque inédite dans cette région de l’Atacora.
Des hommes armés ont attaqué un poste avancé de la police républicaine à Guilmaro dans la nuit du vendredi. Jusqu’ici considérée comme une zone tampon, épargnée par les violences qui secoue certaines régions du nord, Guilmaro entre dans la liste des localités touchées par l’insécurité. L’assaut a semé la panique au sein des populations. Les tirs nourris ont duré une vingtaine de minutes, semant la confusion et figeant les habitants dans une peur muette.
Surpris par la violence de l’attaque, les forces de l’ordre, en infériorité numérique, trois (03) au total en service, n’ont eu d’autre choix que de battre en retraite, abandonnant temporairement leur position pour se replier dans les maisons voisines.La riposte ne s’est pas fait attendre.
Alertée, la hiérarchie policière a déployé des renforts. Grâce à un niveau d’eau en baisse dans les rivières environnantes souvent infranchissables en saison pluvieuse, les unités d’intervention ont pu accéder rapidement à la zone. Bilan de cette attaque : aucune perte humaine n’a été enregistrée mais deux engins à deux roues servant de moyens de déplacement à la police ont été brûlés par les assaillants.
Cet épisode, le premier du genre à Guilmaro, marque un tournant. Il fait craindre une extension du champ d’action des groupes armés vers des zones jusqu’ici préservées. Une enquête est en cours pour élucider l’identité des assaillants et réévaluer le dispositif sécuritaire dans cette portion du nord-ouest du Bénin.



































