
Le président du Nigeria, Bona Tinubu, a confirmé, ce dimanche, le déploiement de troupes nigérianes au Bénin, intervenues « sur ses ordres » dans le cadre d’une opération régionale destinée à préserver l’ordre constitutionnel, à la suite de la tentative de déstabilisation survenue dans le pays.
Cette intervention de l’armée nigériane sous la bouteille de Bola Tinubu s’inscrit dans le dispositif d’urgence activé par la CEDEAO après la poussée de tensions à Cotonou.
Dans un message publié dans la journée sur X (ex-Twitter), le président nigérian, Bola Tinubu, a indiqué que les forces armées du Nigeria « se sont vaillamment dressées en tant que défenseurs et protecteurs de l’ordre constitutionnel en République du Bénin ».
Il précise que cette intervention a été effectuée à l’invitation du gouvernement béninois, confirmant ainsi la coopération étroite entre les deux pays face à la menace.
Selon le chef d’État, cette action militaire entre dans le cadre du Protocole de 2001 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui autorise l’organisation régionale à intervenir lorsqu’un État membre est confronté à une tentative de renversement constitutionnel.
Le président nigérian n’a pas manqué de saluer le professionnalisme de ses troupes, affirmant que l’armée nationale « a contribué à la stabilisation d’un pays voisin » et s’est montrée à la hauteur des valeurs démocratiques défendues par Abuja.
« Elles nous ont rendus fiers de leur engagement à préserver nos valeurs démocratiques depuis 1999 », a-t-il déclaré, rappelant le rôle historique du Nigeria au sein de la CEDEAO en matière de maintien de la paix.
« Le Nigeria se tient fermement aux côtés du gouvernement et du peuple de la République du Bénin », a conclu le chef de l’État, alors que les forces régionales de la CEDEAO (incluant des contingents du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone) sont en cours de mobilisation conformément aux décisions annoncées par la Commission.
Cette prise de position va renforcer la dynamique collective enclenchée par les États membres pour contrer toute menace contre la démocratie dans la sous-région.




































