
Alors que la polémique enfle depuis quelques jours sur les réseaux sociaux autour d’un supposé permis à 698 000 FCFA, les autorités clarifient les contours réels de la réforme du permis de conduire au Bénin, entre nouveaux parcours de formation et fausses informations à corriger.
Depuis l’annonce de la réforme du permis de conduire au Bénin, plusieurs informations erronées circulent sur la toile, notamment sur son coût. Il est temps de rétablir les faits.
Contrairement à ce qui a été relayé, les 6 mois de formation ne sont pas obligatoires pour tous les candidats. Après la réussite à l’examen théorique, deux options s’offrent désormais à eux : un parcours standard, avec une formation pratique étalée sur une durée minimale de 6 mois, et un parcours accéléré, permettant de passer l’épreuve pratique avant ce délai, à condition de justifier de 120 heures de conduite effective. Ces 120 heures ne s’ajoutent pas aux 30 heures de pratique initiales : elles les incluent.
Avant de se présenter à l’examen du Code, chaque candidat doit désormais suivre 60 heures de cours théoriques et 30 heures de pratique. L’épreuve théorique, elle, passe au format numérique, avec une note minimale de 14/20 pour être déclarée admissible.
698 000 FCFA : une simulation, pas un tarif officiel. C’est l’un des points les plus discutés : non, le permis ne coûte pas officiellement 698 000 FCFA. Ce chiffre est issu d’une simulation faite par la Fédération des Auto-écoles Agréées du Bénin (FAAB), pour le seul parcours accéléré de 120 heures. Aucun texte officiel ne fixe ce montant, et chaque auto-école reste libre de déterminer ses propres tarifs.
Les candidats à la catégorie A1, concernant les vélomoteurs de moins de 75 cm³, sont dispensés de l’épreuve pratique. Ceux qui optent pour le permis BEA, à boîte automatique, ne sont soumis ni à l’obligation des 6 mois de formation ni aux 120 heures de conduite. Une fois le Code obtenu, le candidat dispose de 12 mois pour réussir l’épreuve pratique. Passé ce délai, il devra repasser l’examen théorique.
Par ailleurs, l’inscription à l’examen doit obligatoirement se faire via une auto-école agréée, les candidatures libres n’étant pas autorisées. Un manuel d’application est annoncé pour préciser les modalités pratiques de mise en œuvre de cette réforme.
En clair, la réforme n’impose ni un tarif unique de 698 000 FCFA, ni une attente obligatoire de 6 mois pour tous les candidats. Elle met plutôt en place un parcours de formation plus structuré, avec des options adaptées aux profils et besoins de chacun.

































