Baccalauréat Technique 2026 : les épreuves pratiques officiellement lancées au Bénin

L’examen du Baccalauréat technique a officiellement démarré ce mardi 2 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Le lancement du Baccalauréat Technique 2026 a été conjointement effectué au Lycée technique Coulibaly de Cotonou par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en charge de la Formation technique, Sèdami Medegan Fagla et le ministre de l’Enseignement secondaire, Clément Kouchadé.

Tôt dans la matinée, la délégation ministérielle ainsi que les responsables des directions éducatives ont effectué une descente au Lycée technique de Kpondéhou afin de s’enquérir des conditions de supervision, de l’état des lieux et du bon déroulement des épreuves pratiques. Ils se sont ensuite rendus au Lycée technique Coulibaly pour la phase officielle de lancement.

À cette occasion, les autorités ont salué les réformes engagées par le gouvernement dans le secteur éducatif, en particulier dans l’enseignement technique.

Pour la ministre Sèdami Medegan Fagla, « les messages portés par le gouvernement et les efforts pour rendre les filières techniques attractives sont entendus par la population », traduisant une amélioration de la perception de la formation technique par les parents et les apprenants. « Ça veut également dire que la perception que la population a, que les parents ont, que nos enfants ont de la formation technique s’améliore énormément. Et je voudrais leur dire qu’en réalité, nous avons grandement besoin d’eux et qu’il faut continuer sur cette dynamique, voire l’accélérer. Nous allons travailler à drainer davantage de nos enfants dans les filières techniques », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, les effectifs des filières techniques sont passés d’environ 2 000 apprenants en 2016 à près de 10 000 aujourd’hui. Une progression qu’elle considère comme la preuve de l’intérêt grandissant des populations pour ces formations. Elle s’est également réjouie de l’organisation des examens, estimant que « les équipements, les surveillants, les ressources humaines et les infrastructures sont au rendez-vous ».

Félicitant l’Office du Baccalauréat pour le dispositif mis en place, elle a encouragé les candidats, rappelant que « leur réussite, c’est notre réussite », tout en invitant les parents à les accompagner durant cette période.

De son côté, le ministre Clément Kouchadé a rappelé que la réforme s’inscrit dans une logique globale intégrant l’ensemble du système éducatif, du secondaire au supérieur. Il a précisé que le processus du Baccalauréat « a commencé bien avant la date officielle du 15 juin », à travers les différentes phases techniques et organisationnelles déjà engagées. Au-delà du taux de réussite, il a insisté sur la qualité des produits issus du système éducatif.

« Ce n’est pas seulement le taux de succès qui importe, mais aussi le profil des apprenants formés », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la nécessité d’adapter les formations aux évolutions du marché de l’emploi, notamment avec l’émergence de nouveaux métiers liés à la mécanique automobile spécialisée et aux véhicules électriques. « Cela nous interpelle et constitue un défi majeur pour les années à venir », a-t-il conclu.

9 513 candidats répartis dans sept séries

Au total, 9 513 candidats composent cette année au Baccalauréat technique. La série F4 (Génie civil/BTP) arrive largement en tête avec 4 554 candidats, suivie de la série F3 (Électrotechnique) qui enregistre 3 477 candidats. Viennent ensuite la série G1 (Secrétariat) avec 610 candidats, la série F1 (Fabrication mécanique) avec 473 candidats, la série EA (Eau et Assainissement) avec 240 candidats, la série F2 (Électronique) avec 192 candidats et enfin la série E, qui associe enseignement scientifique et pratique industrielle, avec 23 candidats.

Selon les explications du superviseur du centre du Lycée technique Coulibaly de Cotonou, François-Xavier Fifatin, la forte affluence observée dans les séries F4 et F3 s’explique notamment par les nombreuses perspectives d’emploi qu’offrent les secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’électricité.

Les filières techniques couvrent divers domaines professionnels, allant de la fabrication mécanique et de l’électronique à l’électrotechnique, au génie civil, à l’eau et à l’assainissement, sans oublier le secrétariat. Le superviseur a également relevé un intérêt croissant des jeunes filles pour plusieurs de ces filières, notamment les séries F4, G1 et EA, signe d’une diversification progressive des choix d’orientation dans l’enseignement technique.

Faut-il le rappeler, les épreuves pratiques se déroulent dans plusieurs centres à travers le pays, notamment : Lycée technique Coulibaly, Lycée technique Kpondéhou, Collège catholique Don Bosco (Cotonou) ; Lycée technique d’Amitié sino-béninoise d’Akasato ; Lycée technique et professionnel de Porto-Novo, Lycée technique de Pobè, Lycée technique de Bohicon ; Collège catholique Don Bosco de Parakou.

Répartis par groupes et par centres selon leur série, les candidats rejoindront ensuite les centres retenus pour les épreuves théoriques du Baccalauréat officiel du 15 juin.

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