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Cinéma : Écrit par Wilfried Gnanvi, ‘’Le Rêve de Kadi ’’, porte flambeau de la lutte contre les VBG

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‘’Le Rêve de Kadi  » est une fiction qui sensibilise contre les violences basées sur le genre (VBG), notamment le mariage précoce, les violences et la déscolarisation. La projection dudit film a été faite à l’espace culturel « Le Centre », vendredi 1er décembre dernier, en présence de l’actrice principale et des membres de l’équipe de tournage.

C’est dans le cadre de l’initiative 16 jours d’activisme contre les VBG que ‘’Le Rêve de Kadi ‘’ a été projeté afin de sensibiliser sur l’importance de scolariser les filles et surtout de les laisser s’épanouir en poursuivant leur rêve.

Écrit par Wilfried Soédja Gnanvi, avec pour réalisateur Barnabé Affougnon, cette fiction est une production de la Fondation Suisse ‘’ Graine de paix’’ initiée dans le cadre du projet « Meilleure école pour les filles » et financée par la Fondation Smartpeace et la Coopération suisse.

Tourné au Bénin et en langue française, ce film de 60 minutes sensibilise sur les violences faites aux filles notamment la déscolarisation, le mariage forcé et l’excision.

Kadi, personnage principal de ce film, fera face à d’énormes difficultés avant d’atteindre son objectif. Ayant pour ambition d’être avocate pour défendre les femmes contre les violences, Kadi rencontrera des obstacles sur son chemin. Âgée de 12 ans et élève en classe du cours moyen deuxième année (CM2), elle sera demandée en mariage par Aladji Souley un vieux de plus de 40 ans. Une demande qui pour son père est la bienvenue, car Kadi a 12 ans, mais ressemble à une fille de 16 ans, donc prête pour se faire marier.

Une ambition face à laquelle elle se rétracte. « Non, je veux aller à l’école » répétait Kadi à son père, les larmes aux yeux. Ayant refusé de se marier à Aladji Souley bien que ce dernier ait donné la dot, le père du Kadi prend une décision qui va pousser Kadi à fuguer, celle de l’exciser.

Retrouvée plus tard, elle sera ramenée à la maison par sa maîtresse d’école qui, face à la situation sensibilise le père de Kadi sur l’importance de la laisser poursuivre les études et donc ses rêves.

Kadi poursuivra alors l’école jusqu’à obtenir avec brio son CEP et figurer parmi les 15 filles sélectionnées dans le cadre d’une bourse pour poursuivre les études en ville. Une opportunité qui permettra à Kadi de devenir une ingénieure en génie civil. De retour dans son village natal dans la cadre d’un projet d’adduction d’eau, elle se souvient des combats menés pour sa réussite scolaire.

Pour le réalisateur, le produit final de ce film est le fruit de la passion, de la patience, du travail bien fait et de la rigueur. « L’équipe technique, l’équipe artistique, tous ont été moulés dans cette passion pour traduire en réalité ce rêve que Kadi a porté pour donner espoir à toutes les femmes, que le meilleur reste toujours à venir » a expliqué le réalisateur Barnabé Affougnon.

Pour le scénariste, c’est un sentiment de joie, car les étapes passées par le film ont été une réussite. À l’en croire, le film est passé par plusieurs étapes, notamment la validation du scénario par l’équipe pédagogique du Bénin et de la Suisse de la Fondation ‘’Graines de paix’. Pour les filles qui sont dans la même situation que Kadi, Wilfried Gnanvi, scénariste du film, propose trois comportements à adopter. « Le premier, rester focus sur ces objectifs, ne jamais baisser les bras ; le deuxième comportement à adopter, c’est de cultiver l’excellence, et enfin le troisième, beaucoup écouter ».

« C’est une première pour moi de paraître sur un long métrage », s’est extasiée Kadidjath Issotina, l’actrice principale du film qui porte d’ailleurs son prénom ‘’Kadi’’. Fruit du hasard.

« Nous avons écrit ce film en appelant le personnage principal Kadi sans savoir que cette jeune fille de prénom Kadi allait incarner ce rôle », a fait savoir Wilfried Gnanvi.

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