Accueil Blog Page 626

Nouvelle tarification des GSM : Guy Dossou Mitokpè appelle le gouvernement à s’expliquer

Le député Guy Dossou Mitokpè, membre de la commission des lois de l’Assemblée nationale, dans une question d’actualité, demande au gouvernement de venir devant le Parlement s’expliquer sur l’augmentation des coûts de communications électroniques au Bénin, appliquée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), dans sa décision 2018-266 du 19 novembre 2018. 

DÉCENTRALISATION : Luc Atrokpo élu 1er vice-président du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA

Réunis en session ordinaire de l’année 2018 à Abidjan, du 10 au 14 décembre 2018 sous la présidence du Ministre Albert François Amichia, le conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA s’est penché, entre autres sujets sur le renouvellement de ses instances. Occasion pour les élus locaux de mettre en place un bureau de trois membres dont Luc Atrokpo, maire de Bohicon, Président de l’ANCB assure la vice-présidence.

« La révolte des ronds-points », par Florence Aubenas, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

[ad_1]

Mardi 11 decembre 2018. Marmande, France, rond point de la grande surface Leclerc, sur la propriété de la haine hotellière

EDOUARD ELIAS POUR « LE MONDE »

Par Florence Aubenas

Autour de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, le mouvement des « gilets jaunes » a libéré la parole. La grand reporter au « Monde » raconte cette France qui se retrouve depuis un mois sur les carrefours giratoires.

Deux bâches sont tendues en plein vent sur une charpente en bois récupéré. Un coin fait cuisine, Butagaz, table bricolée. Deux canapés occupent le fond, un générateur, quatre drapeaux français et le sapin de Noël, apporté par un club de motards. C’est « la cahute », appellation officielle : combien y en a-t-il aujourd’hui en France, posées sur le bord des ronds-points ? Celle-là est à côté du Leclerc, à l’entrée de Marmande (Lot-et-Garonne). « On dirait un campement roumain », jubile Adélie. Des flammes s’élancent de trois gros bidons.

Adélie a 28 ans, employée aux pompes funèbres, sa vocation. A ceci près que la spécialité est verrouillée dans le coin et travailler plus loin revient trop cher en essence, en garde d’enfant, en temps. Bref, chômeuse. En fait, à cet instant précis, Adélie s’en fout. Depuis quand sa vie ne lui avait pas semblé si excitante ? Laisser le téléphone allumé en rentrant à la maison. Ne plus regarder les dessins animés avec la petite, mais les infos. Parler à des gens auxquels elle n’aurait jamais osé adresser la parole, Stéphane par exemple, avec sa barbichette tortillée en deux tresses et sa dégaine de gouape. Un routier, en fait, adorable. « Sinon, on fait quoi de nos journées ? », dit Adélie. Etre au cœur du réacteur, cette fois au moins.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Gilets jaunes » : à Sens, la bataille des ronds-points

On est le 6 décembre, il est midi. Trois semaines que le mouvement a démarré, avec l’impression, ici, que tout ne fait que commencer. Un noyau de 150 « gilets jaunes » occupent par roulement le rond-point Leclerc. « Macron, nous te retirons ta Légion d’honneur », proclame la pancarte.

A la ronde, deux autres ronds-points sont aussi occupés, chacun avec son identité et sa cahute : celui du Leclerc est le plus gros, la vitrine locale du mouvement, le rond-point VIP, baptisé « le QG ». Là se brassent les nouvelles, vraies ou fausses. Bruxelles ne veut plus d’agriculteurs en France, vous êtes au courant ? Les banques vont faire faillite, l’argent sera bloqué, retirez tout ce que vous avez. Quelqu’un a vu l’adjudant de la gendarmerie, celui qui est beau gosse ? Le seul sujet dont personne ne parle, c’est le moratoire pour la taxe sur les carburants, que vient juste d’annoncer le gouvernement. La hausse de son montant avait déclenché le mouvement, mais ça n’intéresse plus personne. Trop tard. Tant pis. Déjà ailleurs. Certains ne sont même pas au courant.

Trois dames, employées dans une grande surface – dont l’une tricote aussi des bonnets pour 2 euros –, rangent des fromages dans une glacière. La plus jeune a sauté le déjeuner. Trop cher. Il faut s’habituer à entendre l’expression, elle revient sans cesse sur le rond-point. « Moi, c’est pareil, sauf le dimanche de la Fête de la mère », précise la tricoteuse. « Mais ici, c’est gratuit, on pourrait manger », glisse la troisième. La plus jeune râle : « Ah non, j’ai peur d’y prendre goût. »

[ad_2]

Source link

Maroc: Le Souverain nomme Mohamed Bachir Rachdi président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, un article de AllAfrica News: Corruption

[ad_1]

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, jeudi 13 décembre 2018 au Palais Royal à Rabat, Mohamed Bachir Rachdi que le Souverain a nommé président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.

A cette occasion, Sa Majesté le Roi a mis l’accent sur l’importance que le Souverain ne cesse d’accorder à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, tant au niveau du fonctionnement des administrations et établissements publics et son impact sur les services rendus aux citoyens, qu’au niveau des répercussions négatives de ce fléau sur les différents secteurs de l’économie nationale et sur la réalisation d’un développement durable et équilibré.

Dans ce cadre, le Souverain a donné ses Hautes orientations au nouveau président afin d’œuvrer à la mise en oeuvre optimale des missions confiées par la Constitution à cette instance nationale, notamment en ce qui concerne la prise d’initiative, la coordination, la supervision de l’exécution et le suivi des politiques de lutte contre la corruption, la contribution à la moralisation de la vie publique, la consécration des principes de bonne gouvernance, de la culture du service public, et de l’intérêt général, ainsi que des valeurs de la citoyenneté responsable.

Sa Majesté le Roi a également souligné la nécessité de la coordination, de la coopération et de la conjugaison des efforts avec les institutions et instances nationales concernées, chacune en ce qui la concerne, pour une mobilisation collective, l’utilisation de tous les mécanismes de sensibilisation et des moyens juridiques dans le but de prévenir et de lutter contre ce fléau dans toutes ses manifestations, et l’application des procédures légales et judiciaires à l’encontre des contrevenants.

Biographie

Mohamed Bachir Rachdi est né en 1960 à Khouribga. Titulaire du diplôme d’ingénieur d’Etat en génie électrique et informatique industrielle de l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs à Rabat, il est actuellement le président directeur général d’une société marocaine spécialisée dans la production de solutions informatiques.

Il est également membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que du Conseil de l’Observatoire national du développement humain (ONDH).

Membre du Conseil national et ex-secrétaire général de Transparency Maroc, Bachir Rachdi préside aussi la Commission « Ethique et bonne gouvernance » de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Il a été membre du Comité exécutif de l’Instance centrale de prévention de la corruption et du Collectif associatif pour l’observation des élections en 2002.



[ad_2]

Source link

Madagascar: Mbola Rajaonah – Menace d’arrestation ce jour, un article de AllAfrica News: Corruption

[ad_1]

Le jeune milliardaire risque de connaître le même sort que Claudine.

Convoqué pour la troisième fois par le Bianco le 12 décembre dernier, Mbola Rajaonah ne s’est pas rendu à la Villa La Piscine à Ambohibao. La convocation du jeune milliardaire devait alors être reportée pour aujourd’hui. Le Bianco d’avertir que « s’il ne se présente pas ce jour à 8 heures du matin, il fera l’objet d’une arrestation ». A l’image sans doute de Claudine Razaimamonjy qui avait été arrêtée manu militari au Palais des Sports à Mahamasina.

Charges. Selon l’avocat de Mbola Rajaonah, son client qui se trouve en dehors de Tana, ne pourra pas répondre à la convocation du Bianco car son hélicoptère ne peut pas voler en raison des mauvaises conditions météorologiques. Un empêchement que Me Eric Rafidison va probablement réaffirmer au cours de la conférence de presse prévue ce jour à 11h au Colbert. Reste à savoir si Ambohibao va accepter la « plaidoirie » de la défense qui avait remis en question la neutralité du Bianco et accusé ce dernier d’ « acharnement ». En tout état de cause, selon le DG du Bianco, « il y a des charges contre Mbola Rajaonah ». Et ce, sur la base, laisse-t-on entendre d’un rapport du SAMIFIN en 2017.



[ad_2]

Source link

Dialogue social : Tête à tête Patrice Talon et les centrales syndicales mercredi prochain

Dans un courrier en date du 13 décembre 2018 et signé par la ministre Adidjatou Mathys, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ont été invités à une séance de travail avec le Chef de l’Etat, le mercredi prochain.

« La priorité politique devrait être de préserver l’habitabilité de la planète », un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

[ad_1]

Article réservé aux abonnés

Le philosophe Dominique Bourg, lors d’une conférence de presse à Boulogne-Billancourt, le 29 juin 2017.
Le philosophe Dominique Bourg, lors d’une conférence de presse à Boulogne-Billancourt, le 29 juin 2017. PATRICK KOVARIK / AFP

Philosophe, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne, Dominique Bourg est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Vers une démocratie écologique : le citoyen, le savant et le politique (Seuil, 2010), le Dictionnaire de la pensée écologique (PUF, 2015) et Une nouvelle terre, pour une autre relation au monde (Desclée de Brouwer, 2018).

Dans une interview au Monde, il pointe la contradiction entre la prise de conscience du risque climatique par les citoyens et la faiblesse de l’action des gouvernements.

Les alertes sur l’urgence climatique se multiplient et, pourtant, nous semblons être collectivement dans l’incapacité d’agir, sinon dans le déni. Comment expliquez-vous cette distorsion ?

Nous sommes des animaux forgés par un processus d’hominisation qui a duré des centaines de milliers d’années. Au cours de cette longue histoire, nous avons été formatés pour réagir rapidement à des dangers immédiats, devant des prédateurs et souvent par la fuite.

Avec le changement climatique, pour la première fois, l’humanité se trouve confrontée à une menace majeure mais qui est longtemps apparue à la fois diffuse et lointaine. Nous n’en étions pas directement informés par nos sens, mais par une médiation scientifique. A cet égard, la communication du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], présentant des projections de hausse des températures moyennes pour la fin du siècle, avec des données abstraites, a involontairement conforté cette impression d’éloignement du danger.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Climat : « Il est parfaitement illusoire de demeurer sous le seuil des 1,5 °C »

La prise de conscience des citoyens ne progresse-t-elle pas néanmoins ?

Clairement, nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle phase. L’été 2018 a été marqué par une succession de signaux très forts – une canicule qui a touché tout l’hémisphère Nord, des niveaux de température sans précédent depuis le XIXe siècle, des incendies de forêt inédits dans des pays comme la Suède, des inondations dévastatrices dans l’Aude ou en Suisse… – qui ont fait percevoir à la population, de manière sensible, concrète, qu’il se passe quelque chose de nouveau, que le monde que nous connaissions est en train de changer sous nos yeux. Le changement climatique, que l’on croyait lointain, devient d’un seul coup présent.

[ad_2]

Source link

Signature d’accord de la coopération : La suisse débloque 5,8 milliards pour le secteur agricole

Le ministre des affaires étrangères, Aurélien Agbénonci et le Directeur résident suppléant de la coopération Suisse , Benoît Meyer-Bisch ont procédé à la signature ce jeudi d’un accord de coopération de 5,8 milliards par lequel la Suisse entend accompagner le Bénin à travers le programme d’appui au Fonds national de développement agricole.

Afrique: Lutte contre la corruption – Afrique émergence met le cap sur les confessions religieuses, un article de AllAfrica News: Corruption

[ad_1]

L’ONG que dirige Welcome Amour Joseph a lancé, le 9 décembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, une campagne de sensibilisation à l’Eglise chrétienne biblique (ECB) de Mfilou, afin de solliciter le soutien des dirigeants religieux et leurs fidèles dans cette bataille.

La journée a été placée cette année sur le thème « Unis contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité ». Au Congo, en l’absence d’une déclaration et des activités officielles, surtout après la dissolution de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion par le gouvernement, Afrique émergence n’a pas voulu manquer l’occasion.

« Notre ONG ne cherche pas à combattre la corruption d’un point de vue criminel mais moral, en prônant les valeurs de chrétienté dans tout lieu car les chrétiens devraient servir de modèles. D’une manière ou d’une autre, tous, nous sommes ou avions été dans la corruption sous ces deux formes existantes : la corruption active et la corruption passive », a expliqué le président coordonnateur d’Afrique émergence.

Evoquant le choix de l’église, il a indiqué qu’il s’agit de la première entité d’éducation des valeurs, réunissant toutes les races, les langues, les tribus et les cultures. Il s’agit donc d’une gardienne des traditions des valeurs. Selon lui, le président de la République avait rappelé au milieu des années 1990 que la corruption était devenue un sujet de préoccupation légitime qui devrait retenir de plus en plus l’intérêt de tous. Ainsi, les entreprises privées, les institutions multilatérales, les organisations de défense des droits de l’homme, les Eglises devraient y consacrer une attention accrue. Pour ce faire, il a exhorté les autres leaders d’églises à prendre leur responsabilité et à enseigner ces valeurs en vue de prôner une future génération zéro corruption d’ici à 2025, selon la vision de l’ONG Afrique émergence pour un Congo prospère et émergent.

« Suite à cette préoccupation majeure portée sur la lutte contre la corruption, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a, dans son discours historique du 30 décembre 2017, exprimé ses vives inquiétudes quant aux défis liés à la corruption. Il a souligné l’importance de les relever en vue de trouver les solutions afin d’éradiquer ce phénomène qui gangrène notre pays car chacun est porteur de solution à sa manière », a poursuivi Welcome Amour Joseph.

Le coût de la corruption estimé à au moins deux mille six cents milliards de dollars

De son côté, le responsable de l’ECB, le pasteur Serge Okengué, a, après son message aux fidèles, exprimé ses vives inquiétudes, tout en soulignant que la corruption ne pourrait durer pour longtemps au Congo. C’est ainsi qu’il s’est engagé à ne ménager aucun effort dans les prédications pour rappeler aux chrétiens les valeurs positives afin qu’ils servent de modèles auprès des tiers. Les chrétiens devraient également être capables de sensibiliser et éduquer les autres face à cette triste réalité. Il a, par ailleurs, exhorté ses fidèles à prôner l’amour de la patrie, la fraternité, l’assurance, la persévérance et la patience dans le travail.

Notons que selon le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, la corruption touche tous les pays, riches et pauvres, du Nord et du Sud, portant ainsi atteinte aux valeurs de l’Organisation des Nations unies. Elle prive, de même, la société d’écoles, d’hôpitaux et d’autres services essentiels, décourage les investissements étrangers et dépossède les nations de leurs ressources naturelles. « Elle sape l’Etat de droit et favorise les crimes tels que la traite d’êtres humains et le trafic d’armes et de drogue. La fraude fiscale, le blanchiment d’argent et autres flux financiers illicites détournent les ressources indispensables au développement durable », a déclaré António Guterres.

En effet, d’après le Forum économique mondial, le coût de la corruption s’élève à au moins deux mille six cents milliards de dollars, soit 5 % du produit intérieur brut mondial. Selon la Banque mondiale, les entreprises et les particuliers versent plus de mille milliards de dollars de pots-de-vin chaque année. Ainsi, la corruption engendre et favorise l’impunité qui ronge la société. Pour le secrétaire général, la Convention des Nations unies contre la corruption est l’un des principaux instruments dont la communauté internationale doit disposer pour lutter contre ce fléau. « L’objectif de développement durable n°16 et les cibles qui y sont associées nous offrent également un cadre d’action », a-t-il rappelé dans son message, invitant à la mobilisation pour l’intégrité car, pour les millions de personnes qui se sont rendues aux urnes cette année partout dans le monde, la lutte contre la corruption était au premier rang des priorités.



[ad_2]

Source link

225 000 euros d’amende requis contre ADP, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

[ad_1]

Peu avant 7 heures, dimanche 23 mai 2004, le toit de l’aérogare avait cédé, entraînant la destruction d’une partie de ce terminal en forme de tunnel de verre et de béton inauguré à peine onze mois plus tôt, et dont ADP voulait faire « la vitrine de la France ».
Peu avant 7 heures, dimanche 23 mai 2004, le toit de l’aérogare avait cédé, entraînant la destruction d’une partie de ce terminal en forme de tunnel de verre et de béton inauguré à peine onze mois plus tôt, et dont ADP voulait faire « la vitrine de la France ». STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Quatorze ans après l’effondrement du toit du terminal 2E de Roissy qui a fait quatre morts, des amendes allant jusqu’à 225 000 euros ont été requises jeudi 13 décembre à Bobigny contre quatre sociétés, dont ADP (ex-Aéroports de Paris), qui porte une responsabilité « écrasante » aux yeux du ministère public.

Ces quatre sociétés comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel pour homicides et blessures involontaires. Les débats doivent s’achever vendredi et le jugement sera mis en délibéré.

Le procureur Loïc Pageot a demandé que l’amende la plus lourde soit infligée à l’exploitant du deuxième aéroport européen, qui « a usé et abusé de sa position dominante » sur les trois sociétés sous-traitantes. 150 000 euros ont été réclamés contre le bureau d’étude (Ingerop), 125 000 contre le constructeur GTM (filiale de Vinci) et 100 000 contre le bureau de certification Veritas.

Lire aussi ADP et trois sociétés renvoyés devant le tribunal pour l’effondrement d’un terminal à Roissy en 2004

« Manque de transparence »

Peu avant 7 heures, dimanche 23 mai 2004, le toit de l’aérogare avait cédé, entraînant la destruction d’une partie de ce terminal en forme de tunnel de verre et de béton inauguré à peine onze mois plus tôt, et dont ADP voulait faire « la vitrine de la France ». Six arcs en béton et quatre passerelles s’étaient effondrés sur une trentaine de mètres, tuant quatre voyageurs étrangers – deux Chinois, une Libanaise, une Ukrainienne – et blessant sept personnes, parmi lesquelles des employés et des policiers travaillant sur la plateforme.

Dans un réquisitoire implacable, le procureur a pointé du doigt « les délais extrêmement tendus imposés » lors de la construction du bâtiment, mais aussi un « manque de transparence » et « un contrôle insuffisant de l’exécution ». « On a pensé à l’esthétique, à l’innovation. A la sécurité, on n’a pas toujours pensé », a-t-il déploré.

Les débats ont mis en lumière les défauts de ce bâtiment à 650 millions d’euros dessiné par l’architecte Paul Andreu, concepteur de l’Opéra de Pékin aujourd’hui décédé, et qui ne devait « ressembler à aucun autre ». Il était notamment reproché au groupe ADP – à la fois maître d’ouvrage (concepteur) et maître d’œuvre (client) – de s’être montré négligent « eu égard à la complexité et au caractère atypique de l’ouvrage envisagé ». Lors de l’enquête fleuve, les experts ont démontré que la résistance des voûtes était « très insuffisante » et estimé que la structure était « très proche de la ruine dès sa conception ».

Lire aussi L’effondrement du terminal Roissy 2E serait dû à une erreur de conception

« Course à l’esthétique au détriment de l’humain »

Ils avaient aussi relevé des « fautes d’inattention » à tous les niveaux de l’opération, « révélatrices » d’un « défaut de coordination et de supervision ». Ils avaient évalué à 50 % la part de responsabilité technique d’ADP, contre 25 % pour Ingerop, 15 % pour GTM et 10 % pour Veritas. Si Ingerop et Veritas ont reconnu à la barre du tribunal de Bobigny une « faute collective », Aéroports de Paris a refusé d’admettre sa responsabilité dans l’accident. Les trois entreprises sous-traitantes ont regretté de n’avoir jamais eu « une vue d’ensemble du projet ». Elles ont aussi mis en cause le « délai extrêmement contraignant » exigé par ADP.

« C’est pas moi, c’est les autres !” Nous sommes dans une logique de cour de récréation. Il n’y a pas de compassion pour les victimes », a estimé le procureur. Jeudi matin, trois femmes qui ont assisté à l’accident, deux employées de café et une hôtesse d’Air France, ont raconté, en larmes, leur « vie détruite », encore traumatisées quatorze ans après. « Depuis, on nous prend pour des folles. Nous sommes délaissées, personne nous écoute », a témoigné une ancienne employée de café. Son conseil, Muriel De Winne, qui estime que ce terminal 2E avait privilégié « la course à l’esthétique au détriment de l’humain », a demandé 50 000 euros d’indemnités.

Le renvoi devant un tribunal correctionnel de l’exploitant de l’aéroport et des trois sociétés impliquées dans la construction ou la supervision de l’ouvrage n’avait été décidé par un juge qu’en octobre 2017, au terme d’une instruction fleuve, ponctuée par les expertises destinées à démêler les responsabilités dans ce dossier très technique

[ad_2]

Source link

leleaderinfobenin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.