Le 9 décembre 1968, quinze ans avant la commercialisation du premier ordinateur et quarante ans avant la célèbre présentation de l’iPhone par Steve Jobs, avait lieu la toute première « keynote » du monde. Ce jour-là, Douglas Engelbart, ingénieur en informatique du Stanford Research Institute, donne pour la première fois une démonstration publique de ses dernières innovations.
Parmi elles : la souris, l’ancêtre du Google Doc et de la vidéo-conférence, ou encore le copier-coller. En quatre-vingt-dix minutes, Engelbart énonce la plupart des fondements de ce qui constitue encore aujourd’hui nos interfaces graphiques : le lien entre l’homme et l’ordinateur.
Tunis — Jusqu’au mercredi 5 décembre 2018, 97 députés sur un total de 217 ont déclaré leur patrimoine et leurs intérêts.
Un bureau mobile a été aménagé par l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour permettre à la population concernée, en l’occurrence les députés et les cadres du parlement, de se soumettre à la procédure de déclaration de patrimoine et d’intérêts.
En marge d’une journée de sensibilisation organisée le 27 novembre 2018 par l’INLUCC à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Chawki Tabib a dit s’attendre à ce que les députés soient les premiers à se soumettre à la procédure de déclaration patrimoine, dans la mesure où ce sont eux qui ont légiféré sur cette question.
L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) avait entamé, depuis le 16 octobre 2018, la réception des déclarations de patrimoine dans ses locaux à Tunis.
Cette procédure intervient en application de la loi n02018-46 relative à la déclaration de patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêts dans le secteur public.
Selon l’INLUCC, les personnes concernées peuvent soit télécharger un formulaire de déclaration sur le site de l’INLUCC (www.inlucc.tn), soit obtenir un formulaire directement au siège de l’INLUCC ou dans ses sections régionales.
Trente-sept catégories de personnes devraient déposer une déclaration de patrimoine.
La personne concernée par cette procédure doit déposer une déclaration de patrimoine à compter de sa prise de fonction ou en cas de changement significatif dans son patrimoine. Elle doit ensuite déposer une déclaration de patrimoine tous les trois ans, puis à la fin du mandat ou des fonctions.
D’après l’article 50 de la loi sur la déclaration de patrimoine, la lutte contre le conflit d’intérêt et l’enrichissement illicite dans le secteur public, les personnes concernées auront un délai de deux mois (60 jours) pour déposer leur déclaration auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption à compter de la publication des décrets d’application y afférents.
Ainsi, les délais légaux pour la déclaration de patrimoine devraient prendre expiration le 16 décembre 2018.
Dans le cadre des activités comptant pour la célébration du 70ième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de L’homme (DUDH), et la Journée Internationale des droits de l’homme, Amnesty International Bénin a organisé hier, samedi 8 décembre, une marche à travers les villes de Bohicon et d’Abomey.
L’ancien dirigeant de Nissan, Carlos Ghosn, le 11 mai 2012, au siège du constructeur automobile, à Yokohama (Japon). TORU YAMANAKA / AFP
Carlos Ghosn a été mis en examen, lundi 10 décembre. Après vingt-deux jours de garde à vue, le parquet de Tokyo a décidé d’inculper l’ancien président de Nissan pour avoir minoré les déclarations de revenus remises aux autorités financières japonaises entre les exercices 2010 et 2014. M. Ghosn a par ailleurs été à nouveau placé en garde à vue pour des faits similaires, mais pour les exercices 2015 à 2017. Si cette nouvelle détention était prolongée, il pourrait rester derrière les barreaux pendant vingt-deux nouvelles journées.
Son proche conseiller Greg Kelly, arrêté en même temps pour complicité, a lui aussi été mis en examen. Depuis leur placement en détention, les deux hommes nient toute malversation.
Le parquet a aussi engagé une procédure contre Nissan en tant qu’entreprise, dont la responsabilité dans l’affaire Ghosn pourrait être engagée. Les déclarations de revenus sont normalement rédigées par les services de la société et non par la personne concernée.
Cela pourrait placer l’actuel PDG et président par intérim Hiroto Saikawa dans une position délicate. Au matin du 10 décembre, M. Saikawa a déclaré à la presse japonaise « n’avoir rien à déclarer, pour le moment ».
Saikawa, « l’âme damnée de Ghosn »
Dans le même temps, le Wall Street Journal (WSJ) du 9 décembre croit savoir que l’arrestation de M. Ghosn est survenue à un moment où il voulait se séparer de M. Saikawa.
Depuis sa nomination à la direction générale de Nissan en juin 2017, ce dernier aurait commencé à se distancier de la politique de M. Ghosn, revenant sur la stratégie qui consistait à fixer d’ambitieux objectifs chiffrés. Les relations entre les deux dirigeants se seraient ensuite tendues autour du projet de fusion, amorcé ces derniers mois, entre Renault et Nissan, et auquel M. Saikawa semblait s’opposer.
D’après un bon connaisseur du dossier, « tout le monde a toujours détesté Saikawa. Il était l’âme damnée de Ghosn, le premier à accepter les défis les plus durs à relever. Il était extrêmement brutal avec ses subordonnés. Quand il est devenu le patron de Nissan, il s’est retrouvé seul aux manettes. » Aurait-il décidé de tuer le père ? Au moment du scandale des inspections finales des véhicules, Carlos Ghosn aurait littéralement « laissé tomber Saikawa ».
Dans le même temps, M. Ghosn aurait été mécontent de la baisse des performances du constructeur nippon, le profit opérationnel ayant reculé de 17 % entre avril et septembre.
Il n’aurait également guère apprécié la gestion des scandales ayant touché Nissan, notamment celui des inspections finales des véhicules, qui a éclaté en septembre 2017 mais qui ne serait pas réglé. Il a contraint le groupe à rappeler plus d’un million de véhicules au Japon. Et un nouveau rappel de 150 000 voitures a été annoncé le 7 décembre.
D’après le connaisseur du dossier, quand le scandale a éclaté, Carlos Ghosn a littéralement « laissé tomber Saikawa, le laissant se débrouiller seul », ce qu’il n’aurait pas apprécié.
Dans sa décision DCC 18-256 du 06 décembre 2018, la Cour Constitutionnelle déboute Komi KOUTCHE qui a formulé un recours contre le relevé du conseil des ministres du 02 août 2017. Lire la décision de la Cour :
Le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi, a indiqué, jeudi à Rabat, que le gouvernement est déterminé à lutter contre la corruption, un fléau qui coûte au Maroc une perte annuelle de 2% de sa croissance économique.
« Nous sommes déterminés à lutter contre la corruption qui coûte au Maroc une perte annuelle de 2% de sa croissance économique », a-t-il insisté dans une déclaration à la MAP à l’occasion de la clôture de la journée d’étude initiée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sous le thème « Renforcer l’intégrité des affaires au Maroc ».
Cette rencontre, a-t-il dit, vise à sensibiliser quant à l’importance de lutter contre la corruption qui entrave le développement économique du pays, à trouver des moyens de surmonter ce fléau à travers la mise en place de programmes en concertation avec l’OCDE, ainsi qu’à impliquer les entreprises relevant du secteur privé dans les efforts menés à cet égard, rapporte la MAP.
De son côté, la présidente du programme OCDE dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), Nicole Illerman, a affirmé que cette rencontre, qui comprend trois axes différents, est consacrée à l’exposition des conclusions du programme « Renforcer l’intégrité des affaires au Maroc », lancé en 2015.
Le premier axe est destiné à la signature par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de la « déclaration d’intention » dans trois secteurs couvrant la santé, le transport et l’énergie, à la faveur de l’engagement collectif dans l’application des procédures visant à instaurer l’intégrité des affaires dans ces domaines, a-t-elle relevé.
Le deuxième axe concerne la recherche de moyens pour la réalisation de l’intégrité dans les conventions publiques, tandis que le troisième axe s’est articulé autour des standards internationaux dans le domaine de l’intégrité et qui sont prévus dans la convention de l’OCDE pour la lutte contre la corruption, a-t-elle ajouté.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de partenariat entre le Maroc et l’OCDE, visant à permettre au Royaume de bénéficier de l’expertise de cette organisation dans le domaine de l’intégrité des affaires et d’accueillir les meilleurs pratiques et standards internationaux adoptés en la matière.
Martin Fourcade, lors du sprint de Pokljuka, le 7 décembre 2018. Darko Bandic / AP
Tout semblait avoir bien commencé et puis tout s’est effondré. Vainqueur de l’individuel, jeudi, Martin Fourcade a enchaîné avec une inhabituelle 24e place lors du sprint, samedi, avant d’abandonner, dimanche 9 décembre, lors de la poursuite.
Résultat, le quintuple champion olympique laisse son grand rival, le Norvégien Johannes Boe prendre largement la tête du classement de la Coupe du monde à l’issue de la première étape à Pokljuka en Slovénie. Plus inquiétant surtout, le Français semble ne pas vraiment savoir ce qui s’est passé.
De nombreux observateurs et Fourcade lui-même avaient noté que si sa performance au tir avait été parfaite (20/20), celle sur les skis avait été un peu moins bonne lors de sa victoire en individuel, jeudi : un treizième temps qu’il expliquait par « un mauvais choix de partir derrière, ce n’était vraiment pas une bonne option. La piste s’est beaucoup transformée entre mon premier et mon dernier tour, il y a eu une différence énorme. La neige était plus collante ». Aujourd’hui, il reconnaît que malgré la victoire certains signes étaient déjà là : « Tout n’a pas fonctionné comme il faudrait. »
« Je n’arrive pas à aller à une vitesse convenable »
Vendredi, à l’issue d’une grosse contre-performance lors du sprint, le Français évoquait « une grosse claque », en avouant ne pas trop savoir ce qui venait de se passer. 48 heures plus tard, Martin Fourcade n’a pas beaucoup plus de réponses. Le Catalan a d’ailleurs préféré abandonner lors de la poursuite après le quatrième tir, alors qu’il était visiblement dans un jour sans (16/20 seulement au tir) et trop loin pour espérer réaliser une remontée fantastique.
« Je ne comprends pas trop ce qui se passe dans mon corps. Ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas mes sensations. Ce n’est pas un problème de méforme sur une saison. On a pas mal de repères avec une équipe de France qui est forte. Mais depuis l’individuel, je ne comprends pas mes sensations sur la piste. Elles ne correspondent pas aux standards que je peux avoir. Je n’arrive pas à aller à une vitesse convenable et je ne comprends pas trop pourquoi. Est-ce que c’est un virus ou une méforme passagère ? On ne pense pas que c’est un problème d’entraînement. Après, il n’y a pas vraiment d’inquiétudes. C’est plus de l’incompréhension. Je suis intimement persuadé que ça va passer. Et j’espère que ça passera cette semaine et pas dans un mois. »
« Cela serait tellement plus facile s’il avait une bonne crève »
Certes, Martin Fourcade a prouvé à de nombreuses reprises qu’il n’y avait pas forcément besoin de s’inquiéter pour lui, et jusqu’à cette semaine, ses performances (individuelles et collectives) en ce début de saison étaient dignes de son statut. Et comme il le dit lui-même, même lors d’une semaine sans, il a quand même réussi à remporter une victoire lors d’une épreuve de Coupe du monde.
Reste ce gros point d’interrogation : personne ne semble vraiment savoir ce qui ne va pas. « C’est vrai qu’on ne comprend pas trop ce qui se passe…Il n’est pas enrhumé. Cela serait tellement plus facile s’il avait une bonne crève, au moins on pourrait cibler le problème », explique son nouvel entraîneur Vincent Vittoz, qui a remplacé Stéphane Bouthiaux, devenu directeur technique des équipes de ski de fond et de biathlon.
Le Français a cinq jours pour trouver une explication à ce qui s’est passé, avant la prochaine épreuve. D’ici-là, il compte se reposer et s’appuyer sur ses repères. Rarement le sprint d’Hochfilzen aura été aussi attendu.
Fillon-Maillet 2e de la poursuite, Braisaz 3e du sprint
Pendant que Martin Fourcade connaissait des hauts et des bas, les autres biathlètes français ont fait parler d’eux. Antonin Guigonnat a pris une bonne huitième place en individuel avant d’aller chercher la deuxième place lors du sprint, samedi, et de laisser filer une potentielle victoire après deux échecs lors du dernier tir pendant la poursuite dimanche (8e).
C’est Quentin Fillon-Maillet qui s’est illustré lors de cette épreuve, où il n’a été battu que d’un fil par Johannes Boe, grâce à un sans-faute au tir. Au général, Antonin Guigonnat est troisième et Quentin Fillon-Maillet, cinquième. Simon Desthieux est septième. Martin Fourcade, lui, a déjà glissé à la onzième place et compte 79 points de retard sur Johannes Boe, leader du classement général.
Chez les filles, Justine Braisaz a pris la troisième place du sprint, juste devant sa compatriote Julia Simon. Les deux Françaises ont fini aux 12e et 14e places le lendemain, la faute à trop d’erreurs au tir (17/20 pour chacune). Au général, elles ne sont séparées que par un petit point : Julia Simon est dixième, Justine Braisaz douzième.
[La Presse] Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), le bâtonnier Chawki Tabib, s’est félicité des acquis réalisés durant ces deux dernières années en matière de lutte contre la corruption et de bonne gouvernance, dont notamment l’adoption de plusieurs textes de loi qui ont contribué à l’amélioration de l’image de notre pays, citant dans ce contexte la loi relative à la protection des lanceurs