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Ile Maurice: Arrêté pour corruption – Le Dr Reebye autorisé à se rendre en Angleterre et aux îles Caïman, un article de AllAfrica News: Corruption

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Après sa remise en liberté conditionnelle, le Dr. Deshmukh Reebye a déposé une motion, à travers son homme de loi, Me Ludovic Balancy, demandant la permission de voyager. Sa demande a été agréée ce jeudi 6 décembre.

Le cardiologue a fait savoir que son épouse a des traitements médicaux à effectuer. Il va quitter Maurice le 23 décembre et rentrera le 31 janvier 2019. Dans sa demande, il a fait savoir qu’il se rendra en Angleterre et aux Iles Caïman en passant par l’île Nassau, capitale des Bahamas.

Le magistrat Ballack a agréé sa demande. Le Dr Deshmukh Reebye devra se présenter de nouveau en cour le 4 février 2019.



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Edouard Philippe invité du 20 heures de TF1, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Edouard Philippe invité du 20 heures

 

Le premier ministre sera l’invité du journal de 20 heures de TF1 ce soir. Il répondra en direct aux questions de Gilles Bouleau, à deux jours d’une nouvelle mobilisation des « gilets jaunes », a annoncé la chaîne dans un communiqué.

 

Nous suivrons cette intervention dans ce direct à partir de 20 heures.

Nous suspendons ce direct et le reprendrons en cas d’événement majeur, merci de l’avoir suivi !

 

Retrouvez ce qu’a dit Edouard Philippe devant les sénateurs

 

Au Sénat, Edouard Philippe reprend à présent la parole pour répondre aux sénateurs.

 

 

le premier ministre n’a pas précisé quels seraient ces moyens exceptionnels. Ce que l’on sait, c’est que, sous le feu des critiques après les violences urbaines à Paris le 1er décembre, les autorités s’apprêtent à revoir en profondeur la stratégie de maintien de l’ordre.

 

en effet il y a beaucoup de confusion depuis hier soir sur cette question. Mercredi, des divergences entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont éclaté au grand jour : alors que le premier ministre parlait de suspension en 2019, l’Elysée a fait savoir que la mesure était annulée, purement et simplement. Aujourd’hui au Sénat, Edouard Philippe a plutôt confirmé une annulation pure et simple, avec cette formule :

 

« Nous avons décidé de renoncer aux mesure fiscales qui devaient entrer en vigueur au premier janvier 2019. Elles ne seront pas réintroduites. »

 

 

L’Elysée et Matignon se donnent le temps de la « grande concertation » annoncée par M. Macron en début de semaine dernière pour trouver une solution de remplacement, précisant : « Si nous ne trouvons pas les bonnes solutions » pour rendre la fiscalité écologique supportable aux Français, « nous [ne l’]appliquerons pas ».

« Ce que nous demandons, c’est de casser les casseurs », lance Bruno Retailleau

 

Le micro revient maintenant au sénateur Les Républicains Bruno Retailleau :

 

Le sénateur Hervé Marseille termine son intervention sur une pique au gouvernement : 

 

« Nous avons connu le Fouquet’s, Leonarda, nous avons maintenant le président des riches », lance Hervé Marseille

 

Notre journaliste Manon Rescan est en direct du Sénat, où le sénateur centriste des Hauts-de-Seine, Hervé Marseille, prend la parole :  

 

Le premier ministre revient sur la question du smic

 

 

Le premier ministre, dans son discours, affirme que son gouvernement souhaite « continuer à mieux rémunérer le travail. »

 

Car derrière la question du pouvoir d’achat, il y a celle de la rémunération du travail en France qui durant de nombreuses années n’a pas assez augmenté ou a été grevé par des augmentations d’impôt. Depuis le mois d’octobre, des millions de Français ont bénéficié d’une hausse, certes toujours moins importante que celle qu’on espérerait, mais néanmoins réelle.

 

Dès le mois de janvier 2019, le smic augmentera de 1,8 % et sur un an, grâce à l’action conjuguée de l’indexation [sur l’inflation]), de la baisse des cotisations sociales et de la prime d’activité, la hausse est de l’ordre de 3 % par rapport au 1er janvier 2018. Et je suis prêt à examiner toutes les mesures qui permettraient d’augmenter les rémunérations au niveau du smic sans pénaliser excessivement la compétitivité des entreprises.

 

Edouard Philippe revient sur la grande concertation lancée par le gouvernement

 

Notre journaliste est actuellement au Sénat pour suivre le discours du premier ministre. 

 

 

Retrouvez la partie de ce discours ci-dessous : 

 

 

Edouard Philippe confirme l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant 

 

Dans un discours au Sénat, le premier ministre a confirmé l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant qui était prévue au 1er janvier 2019. 

 

Les « tensions nous ont conduit à la conclusion qu’aucune taxe ne méritait de mettre en danger la paix civile. Comme je l’ai dit hier à l’Assemblée nationale, nous avons décidé avec le président de la République de renoncer aux mesures fiscales concernant le prix des carburants et le prix de l’énergie qui devaient entré en vigueur le 1er janvier 2019. Le Sénat ayant voté la suppression de la hausse des taxes [sur le carburant] dans le budget 2019, elles ne seront pas réintroduites. » 

 

 

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous dans ce direct consacré à la crise politique deux jours avant de nouvelles manifestations des « gilets jaunes » prévues dans toute la France. 

 

Au lendemain du débat à l’Assemblée nationale, le premier ministre, Edouard Philippe, doit s’exprimer à partir de 14 h 30 au Sénat. N’hésitez pas à nous envoyer vos questions et vos remarques. 



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Hygiène publique : L’ANCB et les députés veulent doter le Bénin d’une nouvelle loi

C’est parti pour une synergie d’action entre l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) présidée par le maire de Bohicon Luc Sètondji ATROKPO et les députés membres du Réseau parlementaires pour la Décentralisation et le Développement Local et ceux du Réseau des Parlementaires Béninois pour l’Eau et l’Assainissement. L’ambition est  de doter le Bénin d’une nouvelle loi sur l’hygiène publique.

Ile Maurice: ICAC – Le Dr Deshmukh Reebye arrêté pour corruption, un article de AllAfrica News: Corruption

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Il a été arrêté par l’Independant Commission against Corruption (ICAC) ce jeudi 6 décembre. Le cardiologue Deshmukh Reebye est accusé de «receiving gift for a corrupt purpose». Il a été relâché contre une caution de Rs 30 000.

L’affaire remonte à 2013. Selon les premiers éléments de l’enquête, le Dr. Deshmukh Reebye aurait accepté un billet d’avion d’un montant de Rs 69 800 de la compagnie Chemical & Technical Suppliers, une compagnie importatrice d’équipement médicaux.

Le cardiologue a effectué de voyage entre le 17 et le 24 janvier 2013 pour assister à une conférence au Canada. Quelques mois auparavant, il avait recommandé l’achat de produits médicaux d’une marque représentée par Chemical & Technical Suppliers sans passer par l’exercice d’appel d’offres. De plus, ni le docteur ni la représentante de a compagnie n’a informé le ministère de la Santé de ce voyage, comme le veut les procédures.

Le Dr. Reebye a été arrêté sous la section 15 de la Prévention of Corruption Act alors que la représentante de la compagnie est poursuivie sous une charge de «Treating of public official.» Le cardiologue a été libéré conditionnellement après avoir payé une caution de Rs 30 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 1 million.

Plusieurs autres médecins sont actuellement dans le collimateur de l’ICAC dans le cadre d’une enquête sur a relation entre les représentants de produits médicaux et des médecins du public. Pour rappel, en novembre 2017, le Dr. Nizam Domah, responsable de département de cardiologie de l’hôpital Victoria, avait été arrêté pour un délit similaire.



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Martin Fourcade commence par une victoire, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Martin Fourcade remporte sa 75e victoire individuelle en Coupe du monde.
Martin Fourcade remporte sa 75e victoire individuelle en Coupe du monde. DARKO BANDIC / AP

Martin Fourcade a commencé jeudi 6 décembre sa saison individuelle de biathlon par ce qu’il fait de mieux : en gagnant. Le report du 20 kilomètres prévu la veille, pour cause de brouillard, n’a eu aucune conséquence sur le Français, auteur d’un sans-faute sur les quatre tirs. C’est sa deuxième victoire en deux courses à Pokljuka, en Slovénie, première manche de la Coupe du monde de biathlon, après le succès du relais mixte français dimanche.

Parti avec le dossard 87, en toute fin de course, Fourcade a pu calquer sa course sur celle de ses adversaires principaux, dont aucun n’avait réussi un 20/20 au tir. L’Allemand Simon Schempp a fait une faute au dernier tir et échoue à la cinquième place et le Norvégien Johannes Boe, avec trois minutes de pénalité, finit tout de même septième.

Lire aussi : Martin Fourcade change tout pour rester au sommet

S’il a été efficace derrière la carabine, Martin Fourcade a été bien plus en difficulté sur les skis (13e temps), en raison de son départ tardif. Malgré son sans-faute, il a devancé le surprenant Allemand Johannes Kühn de quatre secondes seulement.

« On a fait un mauvais choix de partir derrière, ce n’était vraiment pas une bonne option, a-t-il expliqué au micro de la chaîne L’Equipe. La piste s’est beaucoup transformée entre mon premier et mon dernier tour, il y a eu une différence énorme. La neige était plus collante. »

Le Français conserve donc son dossard jaune de leader de la Coupe du monde, qu’il portait en tant que vainqueur de l’édition précédente. Un autre Français, Antonin Guigonnat, a pris la huitième place de l’épreuve.

Avec cette 75e victoire individuelle en Coupe du monde, Martin Fourcade pointe désormais à 20 longueurs de la légende de son sport, le Norvégien Ole Einar Björndalen, qui a pris sa retraite au mois de mars.

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les cambriolages et les violences physiques et sexuelles en forte hausse en France, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Mesurer la délinquance n’est jamais chose aisée. Mais le travail de fond réalisé à l’occasion de l’étude « cadre de vie et sécurité » par l’Insee, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), permet de se faire, avec le recul nécessaire, une idée assez claire de la tendance sur l’année 2017. Dévoilée jeudi 6 décembre, cette vaste enquête dite de « victimation » – pour laquelle 17 000 foyers ont été interrogés en face à face, soit un panel très solide –, dresse le tableau d’un cru 2017 très contrasté, tant certains indicateurs sont inquiétants, quand d’autres stagnent ou sont à la baisse.

Lire aussi Pourquoi les chiffres sur la délinquance sont à prendre avec précaution

Les violences physiques hors du ménage sont ainsi en hausse, alors même que la tendance générale était plutôt à la baisse depuis 10 ans. L’ONDRP estime ainsi que 672 000 personnes auraient subi des agressions en 2017, contre 610 000 l’année passée. Dans 40 % des cas, c’est dans la rue que se déroulent les faits, 24 % ont lieu au travail ou sur le lieu d’étude et 17 % dans un logement. Dans près de la moitié des cas, la victime connaît son agresseur.

L’enquête de victimation apporte aussi un éclairage saisissant sur les violences sexuelles. Hors du foyer, les auteurs de l’étude estiment que 265 000 personnes se sont vues imposer des attouchements sexuels ou un rapport non désiré, en utilisant la contrainte (dont 93 000 viols ou tentatives), contre 173 000 en 2016. Sept victimes sur dix déclarent connaître leur agresseur. Au sein du ménage, les déclarations de violences physiques et sexuelles bondissent elles aussi, avec une estimation de 408 000 personnes ayant subi des abus, contre 285 000 en 2016. La majorité des victimes sont des femmes (66 %) et dans 45 % des cas, l’auteur est le conjoint.

Les auteurs de l’étude appellent à prendre les comparaisons d’année en année avec prudence. Une modification du questionnaire en 2017 a pu jouer sur les résultats. Le contexte, avec l’affaire Weinstein et le mouvement #metoo, a pu également pousser un plus grand nombre de victimes à se déclarer. Mais cette enquête ne se basant pas sur des plaintes mais sur du déclaratif, donne un aperçu de l’ampleur du phénomène. En effet, la part de celles et ceux qui se rendent au commissariat reste très limitée : les taux de dépôts de plainte oscillent entre 9 % (pour les personnes victimes de violences sexuelles ou non au sein du ménage) et 12 % (pour les personnes victimes d’agression sexuelle en dehors du foyer).

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13 personnes mises en examen dont trois écrouées, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Nettoyage des graffitis sur l’Arc de triomphe, Paris. (AP Photo/Thibault Camus)
Nettoyage des graffitis sur l’Arc de triomphe, Paris. (AP Photo/Thibault Camus) JULIEN MUGUET POUR LE MONDE

Treize personnes, dont un mineur, soupçonnées d’avoir commis samedi des dégradations sur l’Arc de triomphe au cours des manifestations des « gilets jaunes », ont été mises en examen par un juge d’instruction, a annoncé mercredi le parquet de Paris. Trois d’entre elles ont été placées en détention provisoire. Les dix autres ont été laissées libres avec une mesure de contrôle judiciaire prévoyant notamment des interdictions de paraître à Paris et des obligations de pointage.

Ces prévenus ont été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte mardi pour « intrusion non autorisée dans un lieu historique », « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations », « recel », « vols aggravés » et « dégradations d’un bien classé commises en réunion ». Les investigations, sous l’autorité du juge d’instruction, vont se poursuivre pour identifier d’autres auteurs de ces faits, a précisé le parquet.

Lire aussi Violences du 1er décembre à Paris : une plainte, une vidéo et des questions

Mobilier détruit, œuvres d’art endommagées, graffitis sur les murs, installations informatiques hors d’usage : au lendemain du saccage, Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux, a affirmé que les dégradations subies par le célèbre monument se chiffraient à plusieurs centaines de milliers d’euros. Au total, 412 personnes ont été interpellées samedi dans la capitale, selon le préfet de police de Paris Michel Delpuech qui a évoqué « des violences d’une gravité sans précédent ».

Un tiers des procédures classées

Elles ont donné lieu à 383 placements en garde à vue (349 pour des majeurs et 34 pour des mineurs), selon un dernier bilan du ministère public. Depuis dimanche, 227 majeurs ont fait l’objet de suites judiciaires, dont 99 pour un procès en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Une dernière audience est prévue pour l’un d’entre eux ce mercredi. En outre, 18 autres seront jugés au tribunal à une date ultérieure, 17 ont fait l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et 87 ont été présentés au délégué du procureur pour un rappel à la loi. Près d’un tiers des procédures ont été classées.

Lundi et mardi, les audiences de comparution immédiate se sont enchaînées au tribunal de Paris, aboutissant à 61 condamnations, dont 26 à de la prison ferme, et à 20 relaxes. A l’issue des différentes audiences, dont le nombre avait été renforcé, 9 mandats de dépôt et 37 interdictions de paraître à Paris ont été décernés. Les magistrats ont accepté des renvois d’audience – de droit – pour 17 personnes. Concernant les mineurs, 17 ont été présentés à la justice, principalement en vue d’une mise en examen par le juge des enfants tandis que 17 autres ont été remis en liberté sans être poursuivis.

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La Chine et l’Inde responsables de la forte hausse des émissions mondiales de CO2, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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La centrale à charbon de Grevenbroich en Allemagne, en 2012.
La centrale à charbon de Grevenbroich en Allemagne, en 2012. PATRIK STOLLARZ / AFP

Le réchauffement climatique met en péril nos habitations, nos économies, notre santé et même nos vies. Cette réalité ne fait pas pour autant fléchir les émissions mondiales de CO2, qui devraient atteindre un niveau inégalé en 2018. C’est ce qui ressort du bilan annuel, diffusé mercredi 5 décembre, par le Global Carbon Project (GCP), un consortium scientifique international sous l’égide de l’université britannique d’East Anglia. Après le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) et l’appel de l’ONU à tripler voire quintupler les efforts des pays, cette nouvelle étude met encore davantage la pression sur les 196 Etats réunis pour la conférence mondiale sur le climat (COP24) à Katowice, en Pologne.

Selon les projections du GCP, publiées dans les revues Nature, Earth System Science Data et Environmental Research Letters et intégrées dans un atlas interactif, les émissions mondiales de dioxyde de carbone issues de la combustion de ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz) ainsi que des cimenteries devraient s’élever à 37 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) cette année. Soit une augmentation de 2,7 % par rapport à l’an dernier.

Les émissions mondiales de CO2 d’origine fossile devraient atteindre 37,1 milliards de tonnes (Gt) en 2018.
Les émissions mondiales de CO2 d’origine fossile devraient atteindre 37,1 milliards de tonnes (Gt) en 2018. Global Carbon Project

« Le pic ne semble pas encore en vue »

Pire, cette hausse est plus importante encore qu’en 2017 (+ 1,6 %), après une relative stagnation de 2014 à 2016, qui laissait espérer qu’un plafond était atteint. Au total, les rejets carbonés ont augmenté de 65 % depuis 1990.

Reste encore à ajouter les émissions liées à la déforestation et aux autres changements d’affectation des sols (destruction de prairies…). Le bilan total devrait ainsi s’élever à 41,5 milliards de tonnes de CO2 en 2018. Conséquence : la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère pourrait atteindre 407 parties par million sur l’année, soit 45 % de plus que les niveaux préindustriels. Et encore l’étude ne prend-elle pas en compte les autres gaz à effet de serre, tels que le méthane.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Climat : quels sont les enjeux de la COP24 qui s’est ouverte en Pologne ?

« Il semble que le pic des émissions n’est pas encore en vue. Or, elles doivent diminuer rapidement pour faire face au changement climatique. Les incendies en Californie ne sont qu’un aperçu de ce qui nous attend si nous n’y parvenons pas », prévient Corinne Le Quéré, professeure de science et de politique du changement climatique à l’université d’East Anglia. « Les émissions doivent chuter de 25 % d’ici à 2030 pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement, et de 50 % pour rester en deçà de 1,5 °C, selon les objectifs de l’accord de Paris conclu en 2015 », rappelle Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. Si les émissions continuent à croître au rythme d’environ 3 % par an, la planète subirait un réchauffement global de plus de 4 °C.

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Coopération bilatérale : Une nouvelle dynamique entre le Bénin et l’Estonie

A l’invitation de Son Excellence Monsieur Patrice TALON, Président de la République du Bénin, Son Excellence Madame Kersti KALJULAID, Présidente de la République d’Estonie, a effectué une visite officielle au Bénin, du 4 au 6 décembre 2018.

cette folle semaine où le quinquennat a basculé, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Emmanuel Macron, après sa visiteà la préfecture du Puy-en-Velay, où le cortège présidentiel a été conspué, le 4 décembre.
Emmanuel Macron, après sa visiteà la préfecture du Puy-en-Velay, où le cortège présidentiel a été conspué, le 4 décembre. philippe suc / PHOTOPQR/L’EVEIL/MAXPPP

Il a voulu baisser la vitre de sa voiture pour les saluer. Face aux huées et aux cris de « Démission ! », Emmanuel Macron a renoncé. Il est 18 heures, la nuit est déjà tombée sur le Puy-en-Velay, ce mardi 4 décembre. Le chef de l’Etat a tenu à se rendre à la préfecture, partiellement incendiée samedi 1er décembre, lors de la mobilisation des « gilets jaunes ». Mais pas question, cette fois, d’aller au contact des manifestants, d’argumenter les yeux dans les yeux, de défendre son action, comme il aime tant à le faire, depuis le début du quinquennat.

L’image est saisissante. A sa manière, Emmanuel Macron vient d’acter le recul du gouvernement. Il voulait être loin de Paris et des caméras, loin du bruit de la contestation, pendant qu’Edouard Philippe endossait, seul, la responsabilité de cette retraite en rase campagne sur la taxe carbone. Le chef de l’Etat a été rattrapé par la vingtaine de personnes venues l’attendre aux grilles de la préfecture, pour lui crier leur colère.

Lire aussi « Gilets jaunes » : les leaders syndicaux se réunissent jeudi

A midi et demi, ce même jour, en direct de Matignon, le premier ministre a tourné une page du quinquennat, en actant la première capitulation du gouvernement. Lui qui martelait qu’il fallait « tenir le cap », pour ne pas sombrer dans l’impuissance politique qu’ont connue ses prédécesseurs, le voilà contraint d’annoncer très solennellement la suspension pour six mois de la hausse de la fiscalité écologique. « Aucun texte ne mérite de mettre en danger l’unité de la nation », a déclaré le premier ministre lors d’une allocution télévisée de dix minutes. « C’est un moment central dans le quinquennat », avait-il expliqué deux heures plus tôt devant les élus de la majorité, à l’Assemblée nationale.

« Le président a laissé Edouard Philippe en première ligne parce qu’il ne voulait pas engager tout son crédit dans un acte dont on n’est même pas sûr qu’il mette un terme au mouvement », explique un proche d’Emmanuel Macron. Pour l’heure, les appels à une nouvelle journée de mobilisation samedi 8 décembre se poursuivent. « Le retrait d’Emmanuel Macron, c’est aussi sa manière de dire à son premier ministre : “Tu ne voulais pas bouger, si on en est là, c’est de ta faute, alors maintenant assume”», poursuit cet habitué de l’Elysée, qui veut protéger le chef de l’Etat.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Emmanuel Macron, un président qui n’est plus sûr de rien

« Entendre la souffrance »

Jusqu’à dimanche, et malgré le déferlement de violences qui s’est abattu en France samedi 1er décembre, Edouard Philippe a résisté face à ceux qui militaient pour que l’exécutif fasse un geste. Au premier rang desquels François Bayrou, qui a déclaré vendredi sur Europe 1 : « On ne gouverne pas contre le peuple. » Mais aussi Philippe Grangeon, délégué général par intérim de La République en marche (LRM) et proche conseiller du président. Ou encore le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui avait appelé sur Europe 1, le 19 novembre, deux jours après les premières manifestations, à « entendre la souffrance » des « gilets jaunes ».

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