Parti du gouvernement : Jean-Michel Abimbola tourne une page sans clore l’engagement

« Il est des moments où l’on quitte une charge sans jamais renoncer aux idéaux », c’est par ces mots que Babalola Jean-Michel H. Abimbola annonce son départ du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts.

Le départ de Babalola Jean-Michel H. Abimbola du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts est présenté non comme une rupture, mais comme « une respiration naturelle de la République ».

Dans une déclaration au ton à la fois institutionnel et personnel, l’ancien ministre insiste : « Dans un État solide, les fonctions circulent ; dans une conscience fidèle, la mission demeure. »

L’ex-ministre situe son action dans le cadre de la vision portée par le président Patrice Talon, qu’il qualifie de « transformation structurelle du Bénin ». Se définissant comme « ce bras déterminé, cet artisan attentif d’une œuvre de refondation nationale », il revendique une méthode fondée sur la rigueur administrative et l’exécution des priorités. « Transformer l’ambition en actes, les principes en programmes, les promesses en résultats » aura été, selon lui, la discipline constante de son engagement.

Au cœur de son bilan : le repositionnement du tourisme et de la culture comme piliers stratégiques. « Le tourisme, irrigué par la culture et les arts, a cessé d’être périphérique pour devenir un levier stratégique de souveraineté, d’attractivité et de croissance », affirme-t-il. Il cite notamment le retour des biens culturels, la restauration des palais royaux, la création de musées et la professionnalisation des industries créatives. L’institutionnalisation des Vodun Days, la valorisation de Ganvié, ou encore l’essor d’infrastructures hôtelières comme le Sofitel Cotonou Marina Hôtel & Spa illustreraient cette dynamique.

Modernité et tradition réconciliées

L’ancien ministre met également en avant une approche conciliant héritage et modernité. « La dynamique engagée n’a jamais opposé modernité et tradition ; elle les a articulées », souligne-t-il, évoquant l’implication des chefferies traditionnelles et la valorisation des rites ancestraux.

Il rappelle aussi l’inscription du Koutammakou au patrimoine mondial de l’UNESCO, symbole selon lui d’un « génie architectural, social et spirituel qui traverse les siècles ». Pour Jean-Michel Abimbola, ces réalisations « ne sont pas des trophées ; elles sont des fondations » appelées à irriguer durablement l’économie et l’imaginaire collectif.

Un engagement prolongé à l’Assemblée nationale

Désormais appelé à siéger à l’Assemblée nationale, il assure que « la mission demeure ». La Représentation nationale sera, écrit-il, « un espace de consolidation normative, de sécurisation institutionnelle et d’amplification des réformes engagées ». Se référant à la vision « Bénin 2060 ALAFIA », qu’il décrit comme « une boussole », il affirme poursuivre son engagement au service de la Nation.

Citant Nelson Mandela — « Ce qui compte dans la vie… c’est la différence que nous avons faite dans la vie des autres » — Jean-Michel Abimbola conclut sur une note de responsabilité historique : « L’œuvre nous dépasse. Elle appartient désormais à la mémoire en construction de notre peuple et à l’espérance de nos enfants. »

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